Introduction

Illustration du raisonnement d'Isaac Newton. Depuis le sommet d'une montagne, un canon envoie des projectiles avec chaque fois plus de puissance. Les projectiles A et B retombent sur terre. Le projectile C entre en orbite circulaire, D en orbite elliptique. Le projectile E se libère de l'attraction terrestre.
La vitesse de libération (aussi appelée vitesse d'évasion, vitesse parabolique, vitesse de fuite, ou vitesse d'échappement, en anglais escape velocity) d'une planète est la vitesse qui, si elle est impartie à un objet à la surface de cette planète, conduira à ce qu'il échappe définitivement à l'attraction gravitationnelle de cette planète (ceci en supposant négligeable la résistance de l'atmosphère). Formulé autrement, c'est la vitesse minimale que doit atteindre théoriquement un corps pour s'éloigner indéfiniment d'un astre malgré l'attraction gravitationnelle de ce dernier. La vitesse de libération d'une planète est aussi la vitesse qu'un corps, initialement au repos et à distance infinie, acquiert en tombant jusqu'à la surface de la planète.
La vitesse de libération d'un astre (en m·s) se calcule d'après la formule suivante :
Où G est la constante gravitationnelle universelle (6,6742×10 m·kg·s), M est la masse de l'astre en kg, et R son rayon en mètre.
La vitesse de libération d'un astre augmente ainsi lorsque la masse de l'astre augmente et aussi lorsque son rayon diminue.
De ce fait, un corps en altitude requiert une vitesse minimale inférieure à celle de libération pour se soustraire définitivement à la gravité de l'astre. La vitesse requise est dans ce cas obtenue par la formule :
Où D (D > R) est la distance en mètre entre le corps et le centre de l'astre dont on souhaite le libérer.