Cette symbolique a été fréquemment et largement utilisée depuis l'époque gréco-romaine jusqu'à nos jours.
Dans certaines représentations de la France romane, on voit le Christ éclairant de son auréole, tel un soleil, entouré de douze animaux représentant ses apôtres.
Il y a aussi l'association traditionnelle des quatre évangélistes aux quatre signes fixes : Luc et le Taureau, Marc et le Lion, Jean et le Scorpion (représenté sous la forme transfigurée de l'aigle) et Matthieu et le Verseau (sous la forme de l'ange). Selon J. Halbronn, le zodiaque a subi diverses corruptions et les attributions des dieux-planètes aux signes ne correspondent pas. Ainsi, les gémeaux évoquaient au départ un couple (dans les almanachs, et les livres d'heures le mois de mai représente un couple, voir les Très Riches Heures du Duc de Berry) ce qui correspond à Vénus et non à Mercure comme on peut le lire dans la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle de notre ère). Cette symbolique est sans doute issue d'une tradition plus ancienne symbolisant les quatre saisons, d'après la concordance entre ces différentes saisons et la position du soleil dans ces différentes constellations :
- le taureau pour le printemps (symbole de fertilité)
- le lion pour l'été (symbole de la puissance, due à la chaleur écrasante)
- le scorpion pour l'automne (symbole de la mort qui arrive, l'empoisonneur)
- le verseau pour l'hiver (saison des pluies).
Notons que les quatre étoiles fixes dites royales correspondent à une telle distribution: Aldébaran dans la constellation du Taureau, Régulus dans celle du Lion, Antarés dans celle du Scorpion et enfin Fomalhaut dans celle du Poisson Austral, à proximité de la constellation du Verseau.