La plus lourde des oies du genre Anser est l'Oie cendrée avec de 2,5 à 4,1 kg et la plus petite est l'Oie de Ross avec un poids de 1,2 à 1,6 kg. Toutes les oies de ce genre ont les pattes et palmures roses ou orange et les becs de couleur rose, orange ou noir. La plumage de l'arrière train est toujours plus ou moins blanc, et quelques unes ont également un plumage de la tête tout ou partiellement blanc. Le corps, le cou le dos sont gris ou de blancs, les rémiges primaires, quelques fois secondaires, sont noirs ou noirâtres. Les oies les plus proches génétiquement, celles du genre Branta, ont des pattes noires, un plumage en général plus sombre.
Le dimorphisme sexuel est pratiquement inexistant chez ces espèces.
Il est facile de distinguer parmi ces oies, trois espèces subarctiques au plumage blanc. Ces espèces qui vivent nichent près du Détroit de Béring, ont un bec rouge sauf celui des mâles adultes de l'Oie de Ross dont la cire est granuleuse et bleu-noir. Elles ont des plumages différents selon les saisons, dont une phase au moins est blanche. Le plumage de la tête est toujours blanc, ce qui ne se retrouve que chez les races d'oie domestique. Le reste du plumage est à dominante blanche, avec quelques fois des teintes gris-bleues. On les nommes les oies blanches, les autres oies de ce genre étant appelées oies grises.
La taille corporelle, la taille du bec, la vitesse de développement, et la stratégie de migration sont fortement corrélés. En effet les petites espèces vivent en Arctique, elles ont un plus petit bec, leurs jeunes se développent plus rapidement dans le court été Arctique, et effectuent des plus longues migrations en descendant plus au sud que les espèces plus grandes. Les espèces les plus grosses, s'accommodent mieux des hivers plus rigoureux, certaines ne migrent même pas. Les espèces de ce genre suivent la règle édictée par Bergmann qui veut que les espèces les plus exposées au froid soient les plus lourdes, cependant elles en divergent légèrement car il faut dans ce cas précis, ne pas tenir compte du fait que les aires de reproductions estivales sont plus fraîches.