Quelles séquelles de la COVID pour le cerveau ?

Publié par Adrien le 12/04/2021 à 09:00
Source: ASP
Les causes des séquelles à long terme de la COVID restent mystérieuses, mais les statistiques, elles, s'accumulent: un patient sur trois à avoir survécu aux symptômes les plus sévères de la COVID était diagnostiqué, six mois plus tard, avec un problème neurologique ou psychiatrique.


Cette nouvelle étude, parue le 6 avril, qui serait la première de cette ampleur sur ce sujet, s'inscrit aussi dans les recherches autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne...) de ce qu'on appelle la "COVID longue" ou "COVID à long terme", et qui mystifie encore la communauté médicale: un très grand nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre...) de gens, et pas juste ceux qui ont été gravement malades, continuent d'éprouver des symptômes pendant des semaines, voire des mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps...).

Pour faire bonne mesure, les chercheurs de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la...) Oxford ont comparé les données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent...) sur plus de 230 000 patients diagnostiqués de la COVID avec les données de trois autres groupes: les patients qui avaient eu un diagnostic (Le diagnostic (du grec δι?γνωση, diágnosi, à partir de...) de grippe (La grippe (ou influenza) est une maladie infectieuse fréquente et contagieuse causée par...), ceux qui en avaient eu un d'une maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal...) respiratoire (sinusite ou pneumonie), et ceux qui avaient été hospitalisés pour une cause différente (En mathématiques, la différente est définie en théorie algébrique des...), comme une fracture (En traumatologie, le terme de fracture désigne par définition une solution de...). Résultat: six mois plus tard, avoir eu la COVID serait 44% plus grave que d'avoir eu la grippe, quand on prend en considération les 13 troubles définis par les chercheurs.

Ces troubles incluent l'anxiété (L'anxiété est pour la psychiatrie phénoménologique biologique et...) (17% des cas), et les troubles de l'humeur (13%), ce qui suggère que n'importe quel groupe composé de gens qui n'ont pas été hospitalisés aurait lui aussi contenu un certain pourcentage (Un pourcentage est une façon d'exprimer une proportion ou une fraction dans un ensemble. Une...) de ces symptômes. C'est donc l'écart entre les "ex-COVID" et les autres que les chercheurs essayaient de traquer.

À l'autre extrémité du spectre, 0,6% des patients ont eu une hémorragie (Une hémorragie est un saignement, un écoulement du sang en dehors de son circuit naturel...) cérébrale et 2,1%, un ACV.

Jusqu'ici, lorsqu'on évoque la "COVID longue", on parle souvent de fatigue, de douleurs musculaires et articulaires, de maux de tête, d'une persistance ( Persistance (statistiques) Persistance (informatique) en peinture : La...) d'une perte du goût (Pour la faculté de juger les belles choses, voir Goût (esthétique)) et de l'odorat, ou de problèmes respiratoires. Mais ce n'est pas la première fois que l'hypothèse d'un impact au niveau neurologique est évoquée. Le stress (Le stress (« contrainte » en anglais), ou syndrome général...) inhérent au fait d'avoir eu la COVID et d'avoir été hospitalisé, pourrait être un facteur psychologique. Mais plusieurs spéculent sur la possibilité qu'il existe aussi un facteur biologique: sachant que le virus (Un virus est une entité biologique qui nécessite une cellule hôte, dont il utilise...) peut avoir un impact sur le sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but...) de l'odorat, il est possible, en théorie (Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer,...), que cela veuille dire que le virus atteint le cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite...) par le bulbe (Un bulbe est une pousse souterraine verticale disposant de feuilles modifiées utilisées...) olfactif. Des inflammations ailleurs dans le corps -autre symptôme (Un symptôme représente une des manifestations subjectives d'une maladie ou d'un processus...) courant- pourraient par ailleurs nuire au flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments...) sanguin vers le cerveau, au point (Graphie) d'expliquer des cas de caillots sanguins -les fameuses thromboses. Mais tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou...) cela reste encore hypothétique.

"Plusieurs des troubles identifiés dans cette étude tendent à être chroniques ou récurrents", lit-on dans un commentaire publié par The Lancet Psychiatry en accompagnement à cette étude. "De sorte que nous pouvons anticiper que les impacts de la COVID-19 seront avec nous pendant des années."
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