đŸ€– Ce robot humanoĂŻde sort seul de sa propre chaĂźne de fabrication

Un robot humanoĂŻde vient de quitter sa chaĂźne de fabrication sur ses deux jambes, sans ĂȘtre conduit Ă  distance.

La scĂšne s’est dĂ©roulĂ©e dans une nouvelle installation de XPENG, le constructeur chinois surtout connu pour ses voitures Ă©lectriques. Le robot se nomme IRON. L’entreprise annonce avoir achevĂ© un premier exemplaire sur cette ligne avant de le faire marcher de façon autonome Ă  sa sortie. Cette Ă©tape marque surtout le passage des prototypes fabriquĂ©s en laboratoire Ă  une mĂ©thode pensĂ©e pour produire rapidement Ă  la chaĂźne.

Le robot humanoïde IRON marche le long de sa ligne de fabrication automatisée chez XPENG.

Le robot humanoïde IRON marche le long de sa ligne de fabrication automatisée chez XPENG.
Crédit : XPENG.

Construire un humanoĂŻde en sĂ©rie demande de rĂ©pĂ©ter avec prĂ©cision l’assemblage de nombreuses piĂšces mobiles. XPENG affirme avoir automatisĂ© plus de 80 % des opĂ©rations principales de ses nouvelles lignes. Le constructeur reprend pour cela des mĂ©thodes issues de son activitĂ© automobile, notamment pour contrĂŽler la qualitĂ© au cours de la fabrication.

IRON conserve une silhouette proche de celle d’une personne. Son corps possĂšde 76 possibilitĂ©s de mouvement indĂ©pendantes, appelĂ©es degrĂ©s de libertĂ©. Chacune de ses mains en compte 21. Ces articulations doivent lui permettre de marcher mais aussi de rĂ©aliser des gestes plus fins.

Le robot embarque Ă©galement trois puces conçues par XPENG. Elles fournissent ensemble jusqu’à 2 250 TOPS, une mesure du nombre d’opĂ©rations informatiques rĂ©alisables chaque seconde. Cette puissance sert Ă  faire fonctionner directement dans la machine les modĂšles d’intelligence artificielle chargĂ©s d’interprĂ©ter son environnement et de commander ses mouvements.

Cette autonomie locale a une consĂ©quence pratique : IRON peut effectuer certaines tĂąches sans qu’un opĂ©rateur humain contrĂŽle chacun de ses gestes Ă  distance. Cela ne signifie pas pour autant qu’il sait dĂ©jĂ  tout faire. XPENG prĂ©sente la machine comme une plateforme appelĂ©e Ă  apprendre et Ă  gagner progressivement de nouvelles capacitĂ©s dans des situations rĂ©elles.

La fabrication actuelle n’est pas encore une production de masse. L’entreprise prĂ©voit cette Ă©tape d’ici la fin de 2026. Les premiers robots doivent d’abord ĂȘtre utilisĂ©s dans ses propres magasins et sur ses sites, oĂč leurs performances pourront ĂȘtre observĂ©es dans un environnement quotidien plutĂŽt qu’en laboratoire.

Le projet bĂ©nĂ©ficie aussi d’importants moyens financiers. Fin aoĂ»t, l’activitĂ© robotique de XPENG a levĂ© plus de 900 millions de dollars, soit environ 760 millions d’euros au taux de change actuel. Le groupe veut dĂ©velopper en parallĂšle ses voitures, ses systĂšmes autonomes et ses robots en partageant une partie des technologies d’intelligence artificielle entre ces machines.

Le vĂ©ritable test arrivera en 2027. XPENG prĂ©voit alors le lancement commercial d’IRON et les premiĂšres livraisons en Chine comme Ă  l’étranger. Les usages prĂ©cis proposĂ©s aux clients, le rythme de fabrication et le prix du robot restent encore Ă  prĂ©ciser.