Le 1 régiment de hussards est un régiment français de cavalerie légère constitué à la fin de l'Ancien Régime (1720) et qui s'est notamment distingué pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire notamment à Jemmapes (1792), Castiglione (1796), Eylau (1807) et Oporto (1809). Il est devenu en 1946 le 1 régiment de hussards parachutistes (ou 1 RHP).
De nos jours, le 1 RHP est le seul régiment blindé de la brigade parachutiste. On le surnomme ainsi "l'échelon blindé d'urgence". Le 1 régiment de hussards parachutistes accomplit au profit de la brigade parachutiste toutes les missions d’un régiment de cavalerie légère : reconnaissance au contact ou dans la profondeur, intervention antichar, sûreté des arrières ou des flancs. Son matériel peut être aérolargué, aéroporté ou transporté par toutes autres voies militaires.
Sa double spécialisation : cavalier et parachutiste, lui assure une polyvalence et une réactivité souvent mises à contribution sur les théâtres de projection actuels. Et comme le disait le général Bertrand de Montaudouïn : « Le 1er hussards se doit d'être le meilleur des cavaliers puisque parachutiste et le meilleur des parachutistes puisque cavalier ».
Création et différentes dénominations
régiment de Bercheny sous l'Ancien Régime
1719-1720 : les hussards de Bercheny sont levés, à la demande du Régent Philippe d'Orléans, à Constantinople par le comte de Bercheny, patriote hongrois proscrit par les Habsbourg.
1791 : les unités de l’armée française sont renommées d’après leur arme, et numérotées en fonction de leur ancienneté. Le régiment de Bercheny devient donc le 1 régiment de hussards
29 floréal an IV : reçoit la moitié des cavaliers du 13 hussards
1815 : dissous
1816 : création du 1 régiment de hussards du Jura
1824 : renommé 1 régiment des hussards de Chartres
1940 : dissout suite à l'armistice avec l'Allemagne
1945 : recréé par la Résistance sous le nom de régiment de reconnaissance de la 25 division
1946 : devient 1 régiment de hussards parachutistes au sein de la 25 division aéroportée à l'occasion de son départ pour l'Algérie.
Historique des garnisons, campagnes et batailles
Garnisons successives
1722 : Haguenau
1725 : Vendôme
...
1820 : Sélestat
1858 : Tarbes
1866 : Auch
1870 : Niort
1880 : Épinal
1904 : Valence
1919 : Tours
1921 : Tarascon
...
1935 : Angers
1946 : Constantine
1949-1953 : Auch
1961 : Tarbes
Ancien Régime
1720 : le comte de Bercheny lève en Turquie parmi les émigrés hongrois un régiment de cavalerie Houzards. C’est le plus ancien régiment de hussards français encore en activité .
1720 : le régiment, qui n’a pas encore reçu ses chevaux, est utilisé pour former le cordon sanitaire dans les Cévennes et à Cette, pour contrer l’épidémie de peste de Marseille.
1728 : le régiment comprend 4 escadrons à 2 compagnies et compte 50 officiers et 800 sous-officiers et houzards.
Il se définit ainsi : « Eclaireur de l’armée, placé à l’avant et à l’arrière-garde, il escortait les convois, partait en tirailleur, était préféré aux autres pour son coup de main… ».
1733-1736 : les hussards de Bercheny font leurs premières armes au cours de la guerre de Succession de Pologne : siège de Kehl, Ettingen, siège de Philippsburg, combat de Klausen
1741-1748 : le régiment de Bercheny participe à la guerre de Succession d'Autriche où, opposé à ses homologues hussards austro-hongrois, il prend le dessus à chaque fois. Il se distingue notamment au siège de Prague, à la bataille de Dettingen, à la campagne d’Alsace en 1744, au passage du Rhin de l’armée de Conti, aux batailles de Raucoux et de Lauffeld
1756-1763 : au cours de la guerre de Sept Ans, le régiment se voit confier pour missions d'éclairer les avants et les flancs des armées, de couvrir les arrières et d'opérer des coups de main.
Révolution
Le régiment perd officiellement son appellation de Bercheny pour devenir le 1 régiment de hussards.
1792 : Après les Batailles de Valmy, le régiment effectue une charge héroïque le 6 novembre et se couvre de gloire à Jemmapes, il combat également à Anderlecht.
1793 : Dépôt à Reims-Bataille de Neerwinden.
1794 : Le Boulou.
1796 : le régiment se lance avec l’armée de Bonaparte à l’assaut de l’Italie et s’illustre particulièrement à Castiglione. Il effectue les campagnes de Mondovi, Fombio, Lodi, Borghetto, Rivoli, Lonato, Alba, Roveredo, Bassano, Saint-Georges et Arcole.
1797 : Rivoli, La Favorite, La Piave, Tagliamento et Gradisca.
1799 : Paolo, Magnano, Valence, Alexandrie, San Giuliano et Novi.
1800 : Marengo.
1 Empire
Charge du 1er hussards sous le 1er Empire
Napoléon Bonaparte résumera ainsi cette période : « Ce régiment n’a cessé de combattre soit en totalité, soit en partie. Il a été renouvelé presque jusqu’à 5 ou 6 fois, mais une vérité digne d’être affirmée par les Généraux, c’est qu’officiers, sous-officiers et hussards ont tous fait leur devoir. De 1792 à 1801, il a assisté à 37 batailles, 168 combats, 1 310 affaires et fait pendant le même temps 26 300 prisonniers, pris 40 drapeaux, 303 bouches à feu ».
1805 : Ulm et Austerlitz.
1806 : lors de la campagne de Prusse de 1806, couronnée par l’éclatante victoire de Iéna, le 1 régiment de hussards a l’honneur de faire le service auprès de Napoléon, à partir du 6 octobre, à la place de la cavalerie de la Garde, absente jusqu’au 18. Cela fit du 1 hussards un régiment « d’élite » parmi la ligne de l'empereur.
1807 : les campagnes de l’Empire s’achèvent sur la victoire d’Eylau, où les hussards chargèrent afin de dégager l'Empereur et dont le nom est inscrit sur l'étendard, puis les batailles d'Heilsberg et de Friedland.
1808 : le 1 hussards quitte les steppes glacées de l’Europe Centrale, pour aller se battre en Espagne puis en Italie et en Allemagne.
1809 : Braga et de Santille.
1811 : Sabugal.
1812 : Monasterio.
1813 : Juterbock, Leipzig et Hanau (1 escadron seulement).
1814 : le régiment participe à la Campagne de France et à la Bataille de Mincio.
Sous la Restauration, le 1 régiment de hussards prendra successivement les noms de hussards du Roi, hussards du Jura, puis de Chartres.
1830-1848
Lieutenant du 1er hussards. Vers 1840.
En 1831 le régiment participe à la campagne de Belgique.
Second Empire
1854 : le régiment participe à la Guerre de Crimée où il reçoit des missions de reconnaissance qu'il remplit avec brio. Le souvenir du siège de Sébastopol est inscrit sur son Étendard.
1858 : le 1 régiment de hussards prend pour la première fois garnison à Tarbes.
1870 : À la bataille de Sedan, le régiment va connaitre l’heure la plus tragique et la plus glorieuse de son histoire. Sous les charges répétées, le régiment, sur un effectif de 490, perdra 11 officiers et 316 sous-officiers et hussards.
1870-1914
Hommes du 1er hussards vêtus du dolman à tresse, 1905
1870-1871 : le régiment subit de très lourde pertes au cours de la guerre franco-prussienne.
1871 : Affecté en Algérie, le régiment participe aux opérations d’assainissement de la Kabylie. Il rentre en France en 1882 où il mènera pendant 30 ans la vie de garnison.
A la veille de la première guerre mondiale, le régiment compte un effectif de 35 officiers, 63 sous-officiers et 677 cavaliers.
Première Guerre mondiale
Engagé avec le 2 Corps d’Armée en Lorraine, il y déborde d’activités, éclairant, freinant, couvrant.
1914 : La Mortagne est inscrit sur l'Étendard. le régiment combat également à Kemmel dans la plaine flamande.
1915 : Perthes, Beauséjour dans le Soissonnais.
1916 : l'Argonne.
1917 : la guerre s’enlise et c’est à pied, à la bataille de Verdun notamment, que les hussards continuent la lutte, partageant le même sort que leurs camarades fantassins. le régiment combat au Mort-Homme.
1918 : le retour à l’offensive les voit de nouveau à cheval et se terminera par les opérations sur La Serre.
Entre-deux-guerres
1935 : le régiment change et modernise ses équipements. Il se motorise en partie, notamment avec une section de motocyclistes. Néanmoins, le 1 hussards reste l'un des derniers régiments à cheval de l'armée française, il est stationné à Angers.
Seconde Guerre mondiale
Le 10 mai 1940 au sein de la première brigade de cavalerie (1er RHC et 8e Chasseur) , il pénètre en Belgique puis couvre la retraite, en mai et en juin, au prix de lourdes pertes. Il combat au Mont Dieu où 400 hussards stoppent pendant 3 jours l'avancée de 5 bataillons allemands. L’armistice contraint le régiment à déposer les armes. Son tribut a encore été lourd : 190 tués, blessés ou disparus.
Dissous après l'armistice, il est recréé par la Résistance en 1945, sous l'appellation de régiment de reconnaissance de la 25 division.
De 1945 à nos jours
Opérations extérieures de 1945 à 1978
En 1946, la 25 division devient 25 division aéroportée et le 1 hussards devient, à la suite d’une inspection du Maréchal de Lattre de Tassigny, le 1 régiment de hussards parachutistes. En mars 1946, le régiment est envoyé en Algérie à Constantine (Quartier Gallifet). À cette époque il est commandé par le colonel De Gastines (gendre du maréchal Louis Franchet d'Espèrey).
À partir de 1948, un de ses escadrons combat en Indochine.
En 1956, il participe aux opérations du RIF Marocain puis d'Algérie.
Le 11 juillet 1961 le régiment quitte l'Algérie et débarque deux jours plus tard à Marseille, s'installe provisoirement le 14 juillet au camp de Mourmelon. Le 30 août, le 1 RHP part à Sedan au quartier Fabert. Le 6 novembre, le régiment retrouve Tarbes et le quartier Larrey. Il est alors articulé en 3 escadrons de reconnaissance sur jeeps et un escadron d'instruction.
Opérations extérieures depuis 1978
Depuis 1978 il a été présent dans les opérations d'Afrique, du Moyen-Orient, de l'Ex-Yougoslavie.
1978 : au Sud-Liban dans le cadre de la FINUL (Forces Internationales des Nations unies pour le Liban)
1979 : intervention au Tchad dans le cadre de l'opération Tacaud
1983 : intervention au Liban
1984 : intervention au Tchad dans le cadre des opérations Manta puis Épervier
1990 : intervention dans le cadre de la guerre du Golfe
1993 : intervention en ex-yougoslavie dans la poche de Bihac, FORPRONU
1994 : intervention au Rwanda dans le cadre de l'opération Turquoise
1995 : mission d'assistance militaire au Tchad et en Centre-Afrique
1995 : intervention en ex-Yougoslavie à Sarajévo, FORPRONU (Force de Protection des Nations unies)
1996 : intervention en ex-yougoslavie à Sarajevo, IFOR (Force d'Interposition)
1996 : intervention en ex-yougoslavie à Rajlovac, (banlieue de Sarajevo)IFOR (Division Salamandre)
1999 : intervention en Macédoine (opération TRIDENT), en Albanie, en Guyane Française (Section de Recherche et Reconnaissance), au Tchad (mission EPERVIER), au Kosovo...
2000 : force prépositionnée en République de Côte d'Ivoire
2001 : mission KFOR au Kosovo
2001 : force prépositionnée en République de Côte d'Ivoire
2002 : mission EPERVIER au Tchad
2002 : mission KFOR au Kosovo
2002 : mission LICORNE en République de Côte d'Ivoire
Patrouille du 1er RHP sur ERC 90 en Côte d'Ivoire-2003
2003 : mission ARTEMIS en République Démocratique du Congo
2004 : mission LICORNE en République de Côte d'Ivoire
2004 : mission CARBET en Haïti
2004 : Forces prépositionnées au Sénégal
2004 : mission TRIDENT au Kosovo
2005 : mission LICORNE en République de Côte d'Ivoire
2006 : mission PAMIR en Afghanistan (PAMIR XIII)
2006 : mission LICORNE en République de Côte d'Ivoire
2006 : mission TRIDENT au Kosovo
2007 : mission PAMIR en Afghanistan (PAMIR XV)
2007 : mission TRIDENT au Kosovo
2007 : mission EPERVIER au Tchad
2008 : mission PAMIR en Afghanistan (PAMIR XX)
2008 - 2009 : mission EUFOR au Tchad
2010 : 1 escadron au Kosovo - 2 escadron en Afghanistan
Traditions
Après être passé du cheval au blindé et au parachute, le régiment a su prouver que l’esprit demeure si les formes changent.
Devise
Un tempsAultre ne veult, puis le régiment reprendra la devise du comte de Bercheny, fondateur du régiment : Omnia si perdas, famam servare memento.
Ce qui signifie, selon les traductions : Si tu as tout perdu, souviens-toi qu'il te reste l'honneur, ou Même si tout est perdu, sache qu'il reste l'honneur à sauver
Insignes
Insigne régimentaire
Créée en 1935 pour le 1 régiment de hussards parachutistes, l’insigne reprend, posées sur un brevet parachutiste, les armes du comte Ladislas de Bercheny.
Description héraldique : « Parti, au un de gueules à la croix pattée d’argent, cantonnée de quatre croisettes de même, au deux d’azur à la licorne d’argent hissante d’une couronne tréflée d’or, posée sur deux montagnes en figure de cœurs entrelacés d’argent et mouvantes de la pointe à l’écu. »
Écusson de la 11 brigade parachutiste (surnommé "le charognard")
Brevet parachutiste
Sa signification : Le parachute te porte, les ailes du grand Saint Michel te supportent, l’étoile te guide, les lauriers te rappellent la gloire des anciens, la couronne de chêne, la force qui caractérise les parachutistes, mais la mort te guette, elle est représentée par le noir entre les suspentes.
Le 1 RHP possède son propre béret : l'amarante parachutiste (le "béret rouge") est associé à l'insigne de béret des parachutistes de métropole (le "macaron des TAP métro") mais celui-ci est porté sur une "hongroise" (signe distinctif des hussards qui symbolise les rangées de brandebourgs en fil blanc disposées sur le dolman et la pelisse de l'uniforme des hussards de l'Ancien Régime).
Uniformes
Étendard
Etendard du 1er RHP
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes
Décorations
La cravate de l'étendard est décorée de :
la Croix de guerre 1914-1918 avec une étoile de vermeil (Citation à l'ordre du corps d'armée).
la croix de guerre 1939-1945 avec une palme (citation à l'ordre de l'armée).
Chant
Sur la mélodie du chant révolutionnaire soviétique La Varsovienne :
Version originale :
Pour libérer le pays qu'on enchaîne,
Briser ses liens, massacrer ses ennemis,
Il est des gars endurcis à la peine
Chacun pour tous et tous pour un réunis.
Voyez, bonnes gens, largués sur la plaine,
Tombant du ciel et rampant seuls dans la nuit,
Ne craignant rien, ni la peur, ni la haine,
Voyez, ce sont les hussards de Bercheny. Autour de nous, attendant l'esclavage,
Les libéraux se vautrent dans leur veulerie.
Pour eux la paix, mais pour nous le courage
De risquer tout pour secourir la Patrie.
Ô parachutiste, voilà l'orage,
Montrons-nous fiers de nos anciens d'Algérie,
Rien n'est trop dur pour un gars de notre âge,
S'il est Para de Bercheny Cavalerie.
Version actuelle et officielle :
Pour libérer le pays qu'on enchaîne,
Prêts au combat pour repousser ses ennemis,
Il faut des gars endurcis à la peine,
Chacun pour tous et tous pour un réunis.
Voyez, braves gens, largués sur la plaine,
Tombant du ciel et progressant dans la nuit,
Ne craignant rien, ni la mort, ni la haine,
Voyez ce sont les hussards de Bercheny.
Autour de nous la bataille fait rage,
Si certains tombent sous les coups de l'ennemi,
Pour eux la paix et à nous le courage
De risquer tout pour secourir la Patrie.
Ô parachutiste, voilà l'orage,
Montrons nous fiers de nos anciens de Hongrie,
Rien n'est trop dur pour un gars de notre âge,
S'il est para de Bercheny Cavalerie
Le chant de Bercheny (en hongrois) :
Gyenge violának
Letörött az ága
Az én bánatomnak
Nincs vigasztalása
Refrain :
Suhog a szél
Késmárk felett
Édes rózsám
Isten veled
Nagy Bercsényi Miklós
Sirdogál magában
Elfogyott szegénynek
Minden katonája
Refrain :
Suhog a szél
Késmárk felett
Édes hazám
Isten veled
Prononciation du chant hongrois :
Dienne guen vi o la nack
Les teureute aze aga
Aze éne bana tome nack
Nintche vigas ta la cha
Refrain (bis) :
Chou hogue a sell
Kéchemark failette
Edeche ro jame
Ichtene velaide
Nadie Bertchényi Micloche
Chir do gal ma gabane
Elfodiote se guénie neck
Mine daine cato naya
Refrain (bis) :
Chou hogue a sell
Kéchemark failette
Edeche hazame
Ichtene velaide
Traduction du chant hongrois :
Giroflée frêle
A cassé sa branche
Ma tristesse
Reste sans consolation
Refrain (bis) :
Hurle le vent
Au-dessus de Késmark
Ma chère amie,
Adieu, Adieu !
Nicolas de Bercheny, le Grand,
Pleure en lui-même
Il a perdu, le pauvre,
Tous ses soldats
Refrain (bis) :
Hurle le vent
Au-dessus de Késmark
Ma chère patrie,
Adieu, Adieu !
Décorations de hussards en service dans ce régiment
Armes d'honneurs (1799 à 1802)
Pierre Didiot, Maréchal des Logis : Sabre d'Honneur
Celestin Filleul, Maréchal des Logis : Mousqueton d'Honneur
Francios Fritz, Brigadier : Mousqueton d'Honneur
Charles Lahaye Maréchal des Logis : Sabre d'Honneur
Joseph Michel hussard : Mousqueton d'Honneur
Phillipe Poncet hussard : Mousqueton d'Honneur
Gaspard Scherer hussard : Mousqueton d'Honneur
Chefs de corps du 1 régiment de hussards
Ancien Régime
Comte Ladislas de Bercheny
1720 : de Bercheny
1722 : de Bonnaire
1744 : de Nordmann
1749 : de Totte
1751 : de Bercheny (2)
1762 : de Polleretsky
1762 : de Bercheny (3)
1762 : de Sombreuil
1771 : de Humbert
1776 : de Thumery
1785 : de Pange
1789 : Turpin de Crissé
Révolution et Premier Empire
1792 : Henri Christian Michel Stengel-Colonel (**)
1792 : Joseph Armand Nordman-Colonel
1793 : Philippe Glad-Chef de brigade
1795 : Louis Jean Charles Bougon-Duclos-Chef de brigade
1796 : Antoine Henri de Carowe-Chef de brigade
1797 : Joseph Picard-Chef de brigade (*)
1803 : Philippe Augustin Rouvillois-Colonel
1807 : Jacques Begougne de Juniac-Colonel
1810 : Eugène Antoine François Merlin-Colonel (*)
1813 : François Joseph Marie Clary-Colonel
1814 : Nicolas Charles Victor Oudinot-Colonel
1815 : François Joseph Marie Clary-Colonel
Colonels tués et blessés alors qu'ils commandaient le 1 de hussards pendant cette période
Colonel Stengel, blessé le 21 avril 1796 à la bataille de Mondovi, mort des suites de ses blessures le 28 avril.
Chef de brigade Bouglon-Duclos, mort de fièvres.
Chef de brigade Carrowe tué à la bataille de Rovero le 6 septembre 1796.
Colonel Rouvillois, blessé le 19 décembre 1806.
Colonel Juniac, blessé le 6 février 1807.
Officiers tués et blessés pendant qu'ils servaient dans le 1 régiment de hussards (entre 1805 et 1815)
1940 : colonel de Groulard (blessé en 1940, il décédera de suites de ses blessures en 1947)
De 1945 à nos jours
...
1946-xxxx : colonel De Gastines
...1952-1953: colonel Teyssou
1956-1956 : colonel Bertrand Huchet de Quénetain **
1956-1958 : lieutenant-colonel Hebrard
1958-1960 : lieutenant-colonel Compagnon
1960-1962 : colonel Gautier
1962-1963 : lieutenant-colonel Teule
1963-1964 : colonel Donnart
1964-1966 : colonel de Boifleury
1966-1968 : colonel Laflaquiere
1968-1970 : colonel Combette
1970-1972 : colonel Boissau
1972-1974 : colonel Delmotte
1974-1976 : colonel Morel
1976-1978 : colonel Gouttenoire
1978-1980 : colonel Berge
1980-1982 : colonel Varret
1982-1984 : colonel Genest
1984-1986 : colonel Gobillard ***
1986-1988 : colonel d'Astorg
1988-1990 : colonel Lemiere
1990-1992 : colonel Valentin ****
1992-1994 : colonel Hubin
1994-1996 : colonel Duhesme
1996-1998 : colonel Maes *
1998-2000 : colonel Duquesne *
2000-2002 : colonel de Bavinchove *
2002-2004 : colonel Delort-Laval *
2004-2006 : colonel de Marisy
2006-2008 : colonel de Lapresle
Depuis 2008 : colonel Villiaumey
Anecdotes faisant honneur au régiment
Le 1er RHP a eu l'honneur de défiler sur les Champs-Elysées les 14 juillet 2004 et 2009.
Européen avant l'heure, le régiment de Bercheny a conservé un recrutement franco-hongrois tout au long du XVIII siècle. Ses hussards sont notamment recrutés parmi des soldats immigrés hongrois, allemands, belges et polonais. Le régiment entretient toujours le souvenir de ses origines et il est jumelé avec le bataillon « Bercheny » de l’armée hongroise.
En 1806, la réputation du régiment était si importante que l’Empereur Napoléon en personne demanda que l’honneur de remplacer la cavalerie impériale, absente pendant la Bataille d'Iéna, soit confié au 1 Hussards.
C'est un détachement du 1 RHP qui s'est posé le premier (aux Émirats arabes unis) des troupes françaises envoyées dans le golfe au cours de la première guerre du Golfe de 1990/1991.
Le 1 RHP peut s’enorgueillir de posséder une fanfare : celle-ci est l’ambassadrice incontestée du régiment et a acquis depuis des années une solide réputation nationale et internationale. Peloton de combat du régiment à part entière, la fanfare mène de front des activités musicales aussi nombreuses que diversifiées, et une instruction militaire poussée. Composé d’une trentaine d’exécutants, aux ordres de l’Adjudant PASTORI, aussi fiers de porter la glorieuse tenue des hussards du Premier Empire que le béret rouge des parachutistes, la fanfare de Bercheny assure de nombreux déplacements tant en France qu’à l’étranger, et a eu ainsi l’occasion de se produire devant les plus hautes personnalités civiles et militaires. La fanfare du 1 RHP est fréquemment projeté au cours des opérations extérieures du régiment (Balkans, Moyen-Orient, Afrique, …). Ainsi, rentrée en mars 2009 après 5 mois de mission au Tchad dans le cadre de l’opération EUFOR, la fanfare ou peloton de protection et d’intervention régimentaire (PPIR) est d’ores et déjà désignée pour être projetée en Afghanistan au cours de l’année 2010.
Personnalités ayant servi au sein du régiment
Le Prince Royal, Ferdinand-Philippe d'Orléans
Général Jean-Antoine Marbot
Général Baron de Marbot
Général comte Frédéric Henri Walther (du grade de soldat à celui de capitaine)
Général Nicolas-François Christophe (capitaine en 1793)
Louis Bro (1781-1844), soldat, futur général de cavalerie,
Colonel Nicolas Charles Victor Oudinot, fils du maréchal d'Empire Nicolas Charles Oudinot
Le père de George Sand, Maurice Dupin, était officier au 1 régiment de hussards en 1806. (source : ouvrage Histoire de ma vie de George Sand).
Général Regnaud de Saint-Jean d'Angély (en 1815, au grade de capitaine)
Le célèbre espion Charles Louis Schulmeister
Le régiment aujourd'hui
Seul régiment de l'Arme Blindée Cavalerie de la 11e brigade parachutiste, sa principale mission est la reconnaissance et l'appui au profit des régiments d'infanterie ainsi que le combat antichar. Son matériel peut être aérolargué, aéroporté ou transporté par toutes autres voies militaires.
La 11 brigade parachutiste (11 BP) étant surnommée "brigade de l'urgence" en raison de sa capacité de projection par aérolargage, le 1 RHP, régiment de l'Arme Blindée Cavalerie (ABC), est considéré comme "l'échelon blindé d'urgence" de l'Armée de Terre.
Bercheny Houzards est un régiment à forte identité parachutiste. C’est d’abord un régiment de mêlée, de contact, réactif et volontaire. Il a pour vocation première l’intervention en premier échelon, dans un cadre généralement interarmes, au cœur des situations de crise. Son action est collective, marquée par l’esprit d’initiative, esprit nécessaire aux missions de renseignements mais aussi essentiel dans le cadre d’interventions à caractère humanitaire. Les soldats du 1 RHP se doivent d'allier la vivacité, l’ouverture d’esprit et l’intelligence de situation des hussards aux vertus de rusticité, de courage et de rigueur des parachutistes.
Seul régiment blindé apte à s'engager d'urgence par la 3 dimension, le 1 hussards procède au profit de la brigade parachutiste à toutes les missions d’un régiment de cavalerie légère : reconnaissance au contact ou dans la profondeur, intervention antichar, sûreté des arrières ou des flancs... Ses missions principales sont l'intervention blindée, le combat antichar et la recherche du renseignement.
ERC-90 Sagaie du 1er RHP embarquant dans un Transall C160 pour son aérotransport.
Aérolargage d'un VBL du 1er régiment de hussards parachutistes.
Saut opérationnel d'un GCP du 1er régiment de hussards parachutistes.
Sur le plan opérationnel, le 1 régiment de hussards parachutistes est rattaché à la 11 brigade parachutiste, dont l’état-major se trouve à Toulouse. Son commandement territorial est la région militaire Terre Sud-Ouest (RTSO), dont l’état-major est situé à Bordeaux.
Le 1 escadron ayant pour devise : Toujours plus oultre (commandé entre autres par le capitaine Peltier de 1999 à 2001)
Le 2 escadron ayant pour devise : Second de personne
Le 4 escadron ayant pour devise : Sans répit
1 Escadron de Reconnaissance et d'Investigation Anti-Chars (ERIAC) sur VBL :
Le 3 escadron ayant pour devise : Au-delà du possible
1 escadron de réserve opérationnelle :
Le 5 escadron ayant pour devise : Toquey si gauses
Depuis sa reformation en 1992 les commandants d'unité du 5 escadron ont été : le capitaine Armynot du Chatelet, le capitaine Suaud, le capitaine Villeminot, le capitaine Pla , le capitaine Pierquet et le lieutenant Ostré.
1 escadron de formation et d'instruction (anciennement appelé URIAC : Unité de Recrutement d'Instruction d'Administration et de Camp) :
Le 11 escadron ayant pour devise : Toujours avant.
En 1977, un monument avec une plaque à la mémoire des combats de mai 1940 a été érigé et inauguré au Mont-Dieu par les autorités civiles et militaires de Sedan en présence du lieutenant-colonel Gouttenoire chef de corps du 1 RHP de Tarbes, du maire du Mont-Dieu, monsieur Faucheron et des membres de l'amicale des anciens officiers, sous-officiens et soldats du 1 régiment de hussards à cheval en 1940 (amicale aujourd'hui dissoute faute de participants). Ce monument en pierre de granit gris est visible de la route dans le virage à droite avant l'entrée dans la commune. Lors de la dernière assemblée générale, portant sur la dissolution de l'amicale des anciens le 6 juillet 2000 à Tarbes, au quartier Larrey, sous la présidence du général (CR) de Torquat de la Coulerie président d'honneur, et en présence des derniers membres, il a été décidé que les fonds de l'amicale seraient remis au maire du Mont-Dieu. Le monument est inscrit au domaine public départemental du Conseil général des Ardennes, conjointement entretenu par la commune du Mont-Dieu et pour le dépôt régulier d'une gerbe aux fêtes commémoratives.
Le 9 juillet 2008 au quartier Larrey (lieu d'implantation du 1 RHP à Tarbes) s'est déroulé l'inauguration du monument du souvenir du 1 régiment de hussards parachutistes, « mémorial destiné à honorer les hommes et les femmes du régiment qui servent leur pays et qui sont prêts à tout donner, et à ne jamais oublier ceux qui sont morts en service, dont les noms sont recensés sur les plaques de marbre du monument ». Le dévoilement du monument s'est fait sous la présidence de l'ancien chef de corps du régiment et actuel président du Comité de La Flamme sous l'Arc de Triomphe, le général Combette. Symboliquement, ce sont deux cavaliers en tenue empire et deux parachutistes équipés pour un saut qui eurent l'honneur de dévoiler ce monument avant que ne soit allumée la flamme du souvenir.
Le lieu d'implantation du monument se veut particulièrement accessible et visible de jour comme de nuit, au milieu de la zone vie des escadrons de combat. Le colonel de Lapresle, alors chef de corps du 1 RHP et instigateur de la construction du monument l'a qualifié ainsi : « Espace solennel mais ouvert devant lequel chacun passe dans la journée, ce monument a vocation à rappeler aux hussards parachutistes leurs devoirs de chaque instant ».
Sur le fronton de cet édifice est inscrit « hussard parachutiste souviens toi ». La première plaque de marbre, sur la face gauche du monument reprend la devise régimentaire. Les autres plaques reportent, par continent et dans la chronologie des engagements, les noms des hussards parachutistes morts au combat ou en service commandé. En façade, sur les deux piliers centraux, s’affichent les deux saint patrons du régiment, Saint Georges (patron des cavaliers) et Saint Michel (patron des parachutistes) censés veiller sur le 1 RHP.