Comme drogue, il est utilisé le plus souvent sous la forme d'un sel chimique (Na-GHB ou K-GHB) et il est vendu la plupart du temps sous forme liquide (cristal) mais aussi parfois sous forme de poudre.
Ses usages détournés sont :
- Drogue récréative puisqu'à faibles doses il induit un état de désinhibition proche de l'ivresse, on le désigne alors parfois par le terme erroné d'ecstasy liquide.
- Drogue de viol, à partir des années 1990, car il se dissout facilement dans l'alcool (goût très léger), et, à plus fortes doses, il induit un état hypnotique et des amnésies (trouble de mémoire). Cet usage est considéré comme plus répandu aux États-Unis et au Canada où les produits nécessaires à sa fabrication sont en vente libre.
- Les body-builders l'utilisent comme complément alimentaire car il stimule l'hormone de croissance, surtout dans les années 1980. Cette utilisation est interdite dans le courant des années 1990.
Il ne doit pas être accompagné d'alcool, de benzodiazépines ou de barbituriques ; car ils agissent comme facteurs aggravant les caractères déprimants du GHB. Toutes ces drogues agissent au niveau du même récepteur membranaire neuronal, le récepteur GABAA et ont un effet synergique qui induit une activité neuronale caractéristique des phases de sommeil.
Effets et conséquences
Effets recherchés
- Relaxation musculaire
- Désinhibition et diminution de l'anxiété ;
- Euphorie.
Effets à court terme
- Ralentissement de la fréquence cardiaque et respiratoire ;
- Hypotension ;
- Perte de coordination et de l'équilibre ;
- Nausées, vertige, vomissements ;
- Amnésie ;
- Somnolence voire perte de connaissance (évanouissement) ou Coma.
Effets à long terme
L'utilisation excessive et prolongée conduit à la tolérance et à la dépendance physique.
Les symptômes de sevrage sont brusques et comprennent l'anxiété, l'insomnie, les tremblements, l'irritabilité, la sensibilité aux stimulis externes (bruit, lumière, toucher), tachycardie et crampes musculaires. Ces symptômes de sevrage apparaissent de 1 à 6 heures après la dernière prise et disparaîtront après 2 à 21 jours en fonction de la dépendance.
Surdose
Les seuls cas de surdosage au GHB connus chez l'homme sont liés à un mélange de GHB et d'alcool, mélange très fréquemment rencontré dans le cas où le GHB est utilisé comme drogue récréative (vomissements et décès par obstruction des bronches). Les effets du GHB et de l'alcool sont plus qu'additifs : ils agissent en synergie au niveau des récepteurs GABAA. Cette synergie est une allostérie, la présence de l'un des composé augmente la fixation et donc l'effet de l'autre. Tout se passe comme s'il fallait moins de GHB pour obtenir les mêmes effets. Le récepteur GABAA étant impliqué dans le contrôle autonome des voies aériennes, la mort peut survenir par dépression respiratoire.
La DL50 du GHB chez le rat est entre 1 100 mg·kg et 2 000 mg·kg, ce qui rapporté à l'homme en fait une drogue peu toxique. Encore une fois, les effets de l'alcool et du GHB étant synergiques, la combinaison des deux diminue fortement cette DL50, rendant de facto le GHB bien plus toxique. On rencontre ce même type de synergie entre les benzodiazépines et l'alcool, tous deux se liant au même récepteur.
Statistique
En 2006, en France, on estime que sur les 120 derniers viols commis avant le 19 août 2006, 6 l'ont été sous l'emprise du GHB.