Le nom du palais se réfère au passage vouté qui passe au centre du bâtiment et qui servait à relier la place à l'espace autrefois occupé par le palais safavide. Ce passage est flanqué de deux étages à pièces plus petites, surmontés par un portique ouvert, appelé tālār, au toit supporté par dix-huit colonnes de bois, et d'une fontaine dans le tālār. Derrière le passage vouté et le portique s'élève un bâtiment carré avec 3 étages principaux et une porte voutée reliée à la porte permettant le passage sur la place, une pièce de réception au niveau du tālār et une série de pièces plus petites en haut, ornées de moqarnas. A la fois le passage vouté et la pièce de réception centrale sont flanquées de deux étages de pièces plus petites, le tout créant une structure à cinq étages.
Le bâtiment a aujourd'hui sept étages, et mesure 48 m de haut. Au sixième étage se trouve une "salle de musique", décorée de niches circulaires complexes ayant une fonction décorative autant qu'acoustique. Les dix-huit colonnes du tālār sont décorées de miroir et le plafond de bois décoré de marqueterie.
Les murs du palais sont richement décorés de peintures murales de Reza-e 'Abbasi, peintre de cour de Shāh Abbās Ier, et de ses élèves; représentant principalement des motifs floraux et animaux (oiseaux) et quelques représentations humaines.
Les portes et fenêtres délicatement ouvragées du palais ont quasiment toutes été détruites au cours du temps, sauf une fenêtre située au troisième étage. Le palais a été restauré sous le règne de Shah Soltan Hossein, le dernier souverain safavide; et a ensuite connu de forts dommages pendant le cours règne des afghans qui avaient envahi le pays. Sous le règne de Nasseredin Shah Qajar (1848-1896), les peintures ont été recouvertes de carreaux de céramiques portant des inscriptions.
L'organisation générale du bâtiment suggère sa fonction: le passage inférieur servait de portail vers les palais safavides à l'ouest du meydan ("la place") en direction du chāhār bāgh ("boulevard des quatre jardins"), alors que les étages étaient utilisés pour des réceptions royales et autres divertissements. Chardin décrit d'ailleurs une réception à laquelle il a assisté le 16 juillet 1672 depuis un siège du tālār: le monarque et ses invités assistaient à des jeux de polo, des démonstrations de tir et des combats d'animaux sauvages; tout en buvant des rafraichissements. Des courses de chevaux avaient aussi lieu sur la place.