Le Kwata a déjà dispau d'une grande partie de son aire naturelle de répartition, suite au dérangement, à la chasse (il est bruyant, mobile et facilement repérable, facile à chaser au fusil, et il constitue une viande recherchée par les chasseurs professionnels d'Amérique du Sud, dont en guyane où la chasse est peu réglementée et surveillée. Dans ce département français, il a bénéficié d'une forêt moins accessibles, mais les routes et pistes se développent, et la pénétration en forêt a encore été facilitée par la RN2 (Transamazonienne Est-ouest) Il y est en théorie totalement protégé (contre la vente et le commerce, mort ou vif), mais les moyens de contrôles ne permettent pas d'assurer cette protection.
Il pâtit aussi de la fragmentation (il traverse difficilement les milieux découverts et artificialisés, dont les routes)et de la destruction croissantes de son habitat.
Son taux de reproduction est par ailleurs parmi les plus bas chez les singes. Sept mois et demi de gestation ne produisant qu'un unique petit de 480 g très vulnérable, qui restera dépendant jusqu'à 3 ans (33 % de mortalité). Celui-ci devra résister aux pluies tropicales, aux maladies, aux parasites et à la prédation, ainsi qu'aux risques liés aux migrations des groupes guidés par les femelles, mais aussi au meurtre commis par des mâles qui semblent ainsi chercher à s'approprier les femelles.
Les groupes sont perturbés par la perte d'une femelle dominante expérimentée (mort naturelle, ou liée à la chasse par l'homme)