Au tout début de la diffusion de l'électricité, des compagnies privées se partagaient le marché, ce qui rendait la couverture plus ou moins dense selon les endroits. Dans les années 1920, le gouvernement décida alors de créer une compagnie d'état qui gérerait l'ensemble du réseau. Cette décision souleva des réactions chez les producteurs d'électricité. Et la privatisation ne se fera que plus tard : en 1925, un groupe de producteurs se regroupa pour former une compagnie capable de construire de très grosses centrales pour Londres, ce sera la naissance de la London Power Company.
Le premier projet est dessiné par Giles Gilbert Scott, le même que celui de la centrale de Southwark (l'actuelle Tate Modern). Au départ, elle n'est dotée que de deux cheminées avec un intérieur art déco, sa construction dure de 1929 à 1939 et la seconde partie est rajoutée entre 1953 et 1955 de la même apparence pour ce qui concerne l'extérieur. C'est le bâtiment en brique le plus grand d'Europe. La partie la plus vieille est arrêtée en 1975 et la plus récente en 1983.
Depuis, un parc à thème aurait dû voir le jour mais le seul avancement dans les travaux fut en 1988 de percer le toit pour sortir la machinerie et le bâtiment est resté dans le même état depuis. C'est devenu un lieu de pèlerinage pour les fans de Pink Floyd, la centrale électrique étant illustrée sur l'un de leurs albums, Animals, image reprise dans le film Les Fils de l'homme.