Bertrand Schwartz, a été l’inspirateur des missions locales (voir : mission locale d'insertion), lancées en 1982.
Depuis son rapport sur l'insertion professionnelle et sociale des jeunes, qui lui avait été confié en 1981 par le premier ministre socialiste Pierre Mauroy, Bertrand Schwartz s'est imposé comme l'un des spécialistes français des questions de formation professionnelle continue.
Bertrand Schwartz a agi tout au long de sa vie pour développer l'innovation pédagogique au travers, entre autres, de la prise en compte de la personne dans sa globalité, l'importance donnée à l'alternance et la volonté de travail en partenariat
« Depuis trente-cinq ans, toutes les actions que j'ai menées ont été soutenues par cette visée sociale : réduire l'inégalité des chances. Parce que si l'égalité des chances n'existe pas - et, l'admettant, je suis plus pragmatiste qu'idéaliste -, je ne puis me faire aux inégalités telles qu'elles existent, aux injustices qu'elles entraînent, et je refuserai toujours de m'y résigner » (Moderniser sans exclure, Paris, La Découverte, 1994).
Bertrand Schwartz considère, en 2007 que, si les missions locales existent encore aujourd'hui et sont devenues absolument indispensables, c'est parce que les salariés ont développé « un courage, une persévérance et une imagination extraordinaires ». L’ancien délégué interministériel à l'insertion professionnelle et sociale des jeunes en difficulté poursuit : « j’ai en même temps pris conscience de ce que le « dispositif » les coinçait terriblement, que le sens même de leur travail était mis en cause, et que nombre des personnels étaient déstabilisés. Elles ont toutes entre dix et vingt-cinq ans d’âge, et énormément de choses ont changé depuis. J’estime alors qu’il faut repenser le dispositif. »