Récurrente hispano-marocaine
La récurrente hispano-marocaine, transmise par le liquide coxal d'Ornithodorus erraticus, se différencie de la récurrente à poux :
- par sa courbe thermique très irrégulière, à récurrences nombreuses mais d'importance variable,
- par la fréquence des complications méningées ou hépato-néphritiques graves,
- par son pronostic parfois très sévère.
Récurrente centre-africaine
La récurrente centre-africaine, transmise par le liquide coxal d'Ornithodorus moubata, après une première période fébrile de 1 à 2 jours seulement, présente de très nombreuses récurrences, plus de 10 parfois, aussi nettes que celles de la récurrence à poux mais séparées par des apyrexies de durée très variable pouvant aller de 1 jour à 3 semaines.
Les complications graves sont le plus souvent des iritis (inflammation de l'iris de l'œil), iridocyclites ou ictères sévères.
Le pronostic est variable selon les années, la mortalité allant de 5 % à parfois 50 %.
Récurrente asiatique
La récurrente asiatique, transmise par la salive d'Ornithodorus tholozani, présente une courbe intermédiaire entre celle de la récurrente à poux et de la récurrente centre-africaine : récurrences nombreuses, 5 ou plus, courtes (1 à 3 jours), bien marquées avec "à pics" nets au début et à la fin, mais réparties irrégulièrement.
Les complications spléniques de type hémorragique sont fréquentes, ainsi que les complications oculaires ou ictériques.
Récurrente sporadique des États-Unis
La récurrente des États-Unis, transmise par la salive d'Ornithodorus turicata, a un tableau clinique très proche de celui de la récurrente centre-africaine.
Récurrente intertropicale américaine
La récurrente intertropiale américaine, transmise par le liquide coxal d'Ornithodorus talaje, a, comme la précédente, l'aspect d'une récurrente centre-africaine.