Le fauchage trop systématique des orties pourrait être une des cause de sa régression, de même que la généralisation de l'usage des insecticides qu'on retrouve en plaine et dans certaine zones plus élevées en petite quantité jusque dans les eaux de pluies, les brumes, les rosées.
Tous les papillons de jour sont sensibles aux aléas météorologiques (variations et moyennes de température en particulier). Localement au moins, l'espèce semble pouvoir être vulnérable à des aléas climatiques globaux.
Araschnia levana fait en effet partie d'un groupe de 35 papillons européens pour lesquels les écologues disposaient de données jugées suffisantes pour évaluer les éventuels déplacements de leurs aires de répartition en Europe Sur ces 35 papillons, c'est la seule espèces dont l'aire de répartition au lieu de se translater vers le nord ou de voir sa limite sud remonter vers le nord, s'est au contraire étendue, à la fois vers le nord et vers le sud (peut-être en raison de l'eutrophisation qui tend à accroître l'aire occupée par la grande ortie ?).
Pour les autres papillons, les aires de répartition remontaient vers le nord par un mouvement de translation pour la moitié des espèces, ou diminuait (la limite sud remontant, et la limite nord restant à peu près stable) Toutes ces données laissent penser que les papillons sont un des bioindicateurs possibles du changement climatique . Il y avait deux autres exceptions
- Brenthis ino ayant une répartition stable au nord, avec une extension d'aire au sud.
- Apatura ilia ayant vu quant à lui les limites nord de son aire légèrement descendre (alors que sa limite-sud restait stable) .
Il conviendrait aussi d'évaluer les menaces pesant éventuellement spécifiquement sur les chenilles (virus, bactéries, nématodes, champignons parasites, parasites, prédation accrue, etc) et sur les chrysalides (fauche...).