Classique
Les avions de reconnaissance des ouragans lâchent un grand nombre de catasondes à travers le système météorologique alors qu'il est en mer afin de recueillir des informations qui ne sont pas disponibles autrement. Une ou deux personnes peuvent être affectées au lâché, selon la fréquence désirée. L’appareil reçoit les données par radio, les analyse et retransmet les résultats au centre de prévision. Les systèmes modernes peuvent suivre jusqu’à 4 catasondes en même temps.
Ce type d'appareil n’est pas limité à l’étude des ouragans. Il est disponible mondialement pour la recherche théorique et l'analyse pratique in situ des systèmes météorologiques autant de grande (dépression), que de petite échelle (orage).
Ballons dérivants
Les catasondes ne sont pas limitées à être lâchées depuis un avion. Elles peuvent être montées sur des ballons météorologiques dérivants et larguées par un contrôle à distance dans des systèmes météorologiques d’intérêt. Ces ballons ont été développés dans le cadre de l’expérience THORPEX, un programme mondial de dix ans dédié à l'amélioration de la prévision des événements météorologiques extrêmes (précipitations intenses, tempêtes, cyclone, etc.).
Le premier déploiement de ballons dérivants munis de catasondes s’est fait dans le cadre d'une collaboration entre le Centre national d'études spatiales (CNES), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et le National Center for Atmospheric Research (NCAR) en 2006. Une quarantaine de catasondes étaient montées sous des ballons stratosphériques lancés depuis Zinder au Niger.
Après un trajet de plusieurs milliers de kilomètres vers l’ouest à 20 000 m d'altitude, les sondes furent lâchées pour mesurer les variables de l'atmosphère. La chute depuis cette hauteur dure environ vingt minutes et elles étaient relâchées une fois l’heure. Les données furent recueillies par satellite et analysées au centre des opérations de Paris. Cette recherche visait à faire une étude du climat d'Afrique de l'ouest (mécanismes de la mousson, structure des ondes d'est et du courant-jet africain d'Est , formation des systèmes orageux) nommé AMMA (Analyses multidisciplinaires de la mousson africaine).
A l’altitude de vol les conditions de vol la température est autour de -65 °C, la pression atmosphérique d'environ 50 hPa et le rayonnement solaire est intense. Les catasondes chutent elles dans des systèmes où la turbulence et les éléments sont parfois extrêmes. Les ballons et les sondes doivent donc être particulièrement robustes pour supporter ces conditions tout en étant peu coûteux afin d’en avoir un grand nombre disponibles. Des projets sont discutés pour le Pacifique occidental et la Méditerranée pour l'étude de la chimie de la stratosphère tropicale et des ballons pressurisés de basse couche pour l'étude des propriétés thermodynamiques de la mousson. En 2009, le programme international Concordiasi a utilisé ce système en Antarctique dans le cadre de l’Année polaire internationale.