On accède à la chapelle par un arc de triomphe établit dans la seconde moitié du XV siècle. C’est l’entrée dans le domaine des morts. Un escalier plus large voisinait jadis celui qui subsiste. On découvre un petit placître qui domine le superbe paysage bien dégagé sur la vallée de l’Aulne et les collines qui enchâssent le bassin de Châteaulin.
L’ossuaire
Attaché à la chapelle en 1575, il fut construit dans le style Louis XII en vogue à l’époque. Il servit à entreposer les ossements retirés du sous-sol de l’église et du cimetière. Des gravures du XIX siècle nous montrent de nombreux ossements disposés entre les colonnes.
Le porche
Il date des travaux entrepris en 1722 comme l’indique la belle inscription gravée sur le pignon sud :
« CE : TEMPLE : QUASI : RUINE E RED LESV I JAMET F LAN 1722. »
Il reprend les éléments anciens qui ouvrent sur l’enclos et sur la nef qui datent de 1574. Au-dessus d’un entablement classique s’élèvent des lanternons caractéristiques de la Renaissance Bretonne.
Le calvaire
Taillé dans le granit noir de Kersanton, le calvaire une œuvre curieuse et rare. Sur la face ouest, le Christ en croix est entouré de saint Jean et de la Vierge. De part et d’autre, les deux larrons en croix complètent la scène.
La face exposée à l’est est plus étonnante. La scène représentée est le jugement dernier. Le Dieu du jugement lève les bras dans un signe d’apaisement. Il est assis sur un arc-en-ciel qui sort d’un nuage ; ses pieds reposent sur une boule qui représente le Monde. À sa gauche, la vierge implore. À sa droite un ange sonne la trompette du jugement au son de laquelle les morts ressuscitent. Ils sont symbolisés par trois petits personnages nus qui sortent de la terre. Deux hommes au centre, une femme à droite. La banderole qui surmonte le tout porte une inscription qui à ce jour n'est pas totalement déchiffrée : « GARDE... QU'IL FERA SELO(N) SES... JUGERA" (Selon YP Castel, à rapprocher au texte de la banderole du calvaire d'Argol : « Garde qu'il fera, le roy estant jugera », que l'on peut traduire en français moderne : « Prends garde à ce qu'il fera, celui qui est le roi te jugera » ; un rappel aux fidèles catholiques bretons que leur véritable roi n'est pas Henri de Navarre, suspect à leurs yeux, mais le Christ qui les jugera). Le calvaire serait donc contemporain à Henri de Navarre qui abjura le catholicisme en 1576.
Le clocher
Les finances de la fabrique de Notre-Dame étaient assez saines en 1753 pour permettre la réfection du clocher et son rehaussement. L’inscription sur le côté sud de la tour rappelle les noms du recteur et du fabrique : « MRE JEAN LE CARRER : ME ALAIN SANQUER : FAB : LAN 1753. » La chambre des cloches est surmontée d’un premier dôme octogonal accosté de deux clochetons, lequel est surmonté lui-même par un lanternon assez élancé.