L'un des propriétaires anciens du chateau fut Jean-Baptiste Mac Nemara, lieutenant de Frégate et enseigne d'une compagnie de marine, qui épousa en 1713 Julienne Stapleton, fille de Jean Ier Stapleton, l'un des premiers Irlandais de Nantes. Il acheta beaucoup plus tard le chateau, en 1756, un peu avant son décès, pour la somme de 130.000 livres.
Pierre Loti se rendait souvent en vacances chez sa sœur, domiciliée à Saint-Porchaire. Lors de ses balades à travers la campagne alentours, il tomba sous le charme du château de la Rochecourbon, à l'abandon, en ruines, au milieu des broussailles.
Profitant de sa notoriété, l'écrivain permit de sauver le site et fit connaître ce château, qu'il surnommait volontiers le « château de La Belle au bois dormant ».
Paul Chénereau acheta puis fit restaurer le domaine, lui redonnant sa splendeur d'antan. C'était son gendre et sa fille qui l'habitaient, mais décédés tous les deux récemment( Jacques Badois en 2008, son épouse en 2010). Bâti au XV siècle sur un éperon rocheux au milieu des marais, ce château fort fut transformé en élégante demeure par Jean-Louis de Courbon, au cours du XVII siècle. Comme le marquis n'émigra pas lors de la révolution française le château ne fut pas vendu comme bien national. Sa fille Charlotte épousa un aide de camp de Napoléon. Très dépensière, elle sera ruinée et le château sera abandonné durant une centaine d'année.