Il apparaît dans les archives du Lot dès 1453 en tant que maison fortifiée.Pendant la guerre de Cent ans des mercenaires français à la solde des Anglais font irruption dans le village de Lantis et massacrent les quelques habitants laissant le village désert. Par la suite des colons auvergnats repeuplèrent la région. Au XV siècle, Messire Annet de Rampoux cède la motte de Lantis à Jacques de Durfort, Seigneur et Baron de Boissières. Début XVII siècle, Jean de Gatignol épouse Gaudine de Hébrard et devient acquéreur des rentes sur le fief de Lantis.Pendant les guerres de religion Jean de Gatignol pris du service dans l’armée du Roi de France Henri IV et, par sa bravoure revint gratifié de l’ordre de chevalier, Sieur de Lantis et de Fonnadal en 1657. Le château sert ensuite de refuge aux catholiques en lutte contre les huguenots. Quelques soldats veilleront à la sécurité du village . Le domaine sera transmis dans la famille de Gatignol jusqu'à son extinction, le 2 février 1807, date à laquelle il sera légué à un neveu, Amédée de Boysson, qui s'en défera trois ans plus tard. Il tombera par la suite lentement en ruine avant d'être restauré honorablement et passionnément par ses propriétaires, en dépit des mésaventures orageuses, pour redevenir le monument le plus appréciable du village, bien endormi, et retrouver son apparence de maison forte; le terme de "chateau" étant une appellation locale donnée aux maisons de maître. Les restaurations sont donc de qualité, ce qui demande courage et patience, contrairement à d'autres granges... de Dégagnac rénovées avec rapidité et dans un style inadapté au Quercy.