A l'instar du château, qui a servi de modèle, les seigneurs on cherché à imiter ce dernier en en reprenant les éléments les plus significatifs et les plus chargés de symboles que sont la tour et la salle.
Le nombre important de maison forte est à mettre en relation avec la prolifération de chevaliers (miles) qui accèdent à la noblesse dans la deuxième moitié du XII siècle, tel que nous l'apprend la lecture des hommages, aveux, dénombrements et reconnaissances. De par son implantation à la campagne, on peut parler de maison forte rurale et par extension de petite noblesse rurale.
Aujourd'hui bon nombre de ces édifices se présentent à nous, sous une forme qui les rapproche plus de la ferme ou des demeures de gentilshommes.
Suivant les régions, elle peut présenter des morphologies variées, en Savoie, on parlera de maison-tour et en Bretagne de manoir.
En Bourgogne, les maisons fortes ont leur façades orienté à l'est, pratique qui relèvent d'un certain raffinement, et en général un soin est apporté aux aménagements extérieurs et à l'organisation intérieure et la présence de nombreux décors peints. Il est bien difficile de catégoriser tel édifice en château plutôt qu'en maison fortifiée. Les chercheurs actuels, donne la définition de château, comme le lieu de résidence d'un détenteur du droit de ban, à l'origine d'une circonscription territoriale, mandement, châtellenie ou bourg, et non le développement autour d'une fortification mineure.
N'ayant pas de droits territoriaux dans la structure féodale, les occupants de ces maisons fortes jouissent souvent de droits économiques d'où leur positionnement près des gués et des passages, des moulins et des centres de production artisanale.
Elles sont aussi le siège de châtellenies et sont occupées par des châtelains.
D'un point de vue défensif, elles doivent pouvoir résister quelques heures contre une petite troupe.