C'est un volcan de subduction, explosif, produisant des laves de type andésitique riches en hornblende. Mais il s'agit en fait d'une lave rare dans le monde, qui une fois refroidie donne une roche appelée adakite (en).
Contrairement à l'andésite, produite lors d'une subduction après déshydratation de la plaque océanique plongeante, l'adakite provient d'une fusion partielle de cette plaque océanique, phénomène rare à notre époque (la Terre s'étant refroidie depuis 4,5 milliards d'années). Selon Volynets et Yogodzinski, l'existence de cette roche au niveau du Chiveloutch serait expliquée par la théorie suivante : la plaque pacifique, glisse par subduction vers le Nord sous les îles Aléoutiennes, et vers l'Ouest sous le Kamtchatka ; entre les deux, à la jonction îles Aléoutiennes/Kamtchatka, il existerait une « fenêtre », une déchirure, où la plaque Pacifique serait absente. Des remontées mantelliques plus chaudes au niveau de cette fenêtre provoquerait la fusion de la plaque Pacifique bordant la déchirure. Cette fenêtre serait située entre le Chiveloutch et les îles Attu et Bouldir (en), deux endroits où justement on trouve des adakites.
Les roches produites par le Chiveloutch durant l'Holocène appartiennent donc majoritairement à ce type particulier d'andésite riche en magnésium. Seules deux productions basaltiques datées au C)sont venues interrompre cette composition monotone : une projection de tephra basaltiques à amphibole et phlogopite (riche en potassium et magnésium) vers 3 600 BP et une autre moins potassique vers 7 600 BP.
Le Chiveloutch a été très régulièrement actif depuis 10 000 ans, produisant de grandes quantités de lave sous forme de dômes et de coulées pyroclastiques. Il est considéré comme le volcan le plus « prolifique » du Kamtchatka, avec une production volcanique moyenne de 36 mille tonnes par an.
Son activité fréquente pose problème non seulement aux ville de Klioutchi (en) et Oust-Kamtchatsk, situées à une distance de 45-85 km, mais aussi à l'aviation pour les trajets entre les États-Unis et l'Asie. En ce qui concerne les villes, les principaux risques volcaniques sont les lahars en contexte éruptif ou non (certains ont dépassé une distance de 30 km). Les glissement de terrain n'ont pour le moment jamais dépassé la vingtaine de kilomètres. Quant aux pluies de cendres, elles peuvent atteindre de grandes distances : on a trouvé des cendres anciennes de ce volcan à près de 400 km du cratère. La ville de Kliuchi est recouverte d'une couche de cendres d'au moins 9 cm à chaque éruption du Chiveloutch, parfois davantage.