Introduction
Claude-Martin Goupy est un architecte et entrepreneur en bâtiment français du XVIII siècle actif à Paris entre 1766 et 1792, né vers 1720 et décédé à Paris le 21 mars 1793.
Claude-Martin Goupy est un architecte et entrepreneur en bâtiment français du XVIII siècle actif à Paris entre 1766 et 1792, né vers 1720 et décédé à Paris le 21 mars 1793.
Fils de Jean-Baptiste André Goupy, maître maçon et entrepreneur en bâtiment, et d'Élisabeth Marie Marguerite Lepas-Dubuisson, elle-même fille d'un maître-maçon, Claude-Martin Goupy était né dans une famille d'architectes et d'entrepreneurs de bonne bourgeoisie.
Le 15 novembre 1756 à Paris, il épousa Marie Anne Charlotte Mazure (†1822), fille de Marc Mazure, maître-couvreur à Paris et de Marie Jeanne Verry. Ils eurent cinq enfants :
Entrepreneur en 1755, Goupy recueillit en 1766 l'office de son oncle Martin I Goupy (†1765), architecte-expert-bourgeois.
Il édifia sur ses propres plans les casernes des Gardes-Françaises de la Pépinière et du faubourg Poissonnière (1771-1775) sur les terrains de la maison Saint-Lazare. Entre 1770 et 1780, il spécula au faubourg Poissonnière sur des terrains vendus par la communauté des Filles-Dieu, jouant un rôle capital dans l'urbanisation du quartier.

Le château de la Chesnaie à Eaubonne, propriété de Claude-Martin Goupy à partir de 1769.
Il fut acquéreur en 1769 auprès de Jean-Pierre Tricher, bourgeois de Paris qui avait fait de mauvaises affaires, du manoir et des terres composant le fief de Meaux près d'Eaubonne (Val-d'Oise) et put acquérir en 1779 une charge anoblissante de conseiller-secrétaire du Roi (la fameuse « savonnette à vilain »). Il eut dans les années années 1774-1787 un contentieux avec Joseph-Florent Lenormand de Mézières (1719-1793), seigneur d'Eaubonne, qui ne lui laissa que le titre de « Seigneur du fief Spifame », tenu de faire allégeance à la « Seigneurie directe et foncière d’Eaubonne » Goupy participa, en 1790, à l’élection du premier maire d’Eaubonne, Sébastien Fournier.
Contrairement à ce qu'indique Michel Gallet, ce n'est pas Claude-Martin Goupy mais son cousin, Martin II Goupy, qui fut l'architecte du duc de Penthièvre à Armainvilliers, à Sceaux ainsi qu'à l'hôtel de Toulouse. Par ailleurs, contrairement à ce qu'indique Hervé Collet, ce n'est pas Claude-Martin Goupy mais Martin I Goupy, qui fut l'éditeur du cours d'architecture d'Antoine Desgodets.