Géographie physique
Lorsque le 15 mars 1801 les îlots au nord de l'île Maurice furent approchés par l'expédition Baudin, le Français Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent les décrivit depuis le Naturaliste en affirmant que « de tous ces rochers épars, le coin de Mire est le plus digne de fixer l'attention du géologiste ». Ainsi, « vu par le côté qui regarde l'est, il a la forme d'un monticule ordinaire ; mais lorsqu'on le double et qu'on l'aperçoit par le nord ou par le sud, il présente un bien autre aspect. Coupé à pic du côté occidental, on distingue dans sa cassure qu'il est formé de laves superposées, et qui ont coulé les unes sur les autres successivement ». Il ajoute que « ces couches sont très-inclinées de l'ouest à l'est, de sorte qu'on ne peut attribuer la formation du coin de Mire qu'aux réjections d'un cratère qui existait autrefois ».
Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent écrit également que « les navires peuvent passer entre l'île-de-France et le coin de Mire ; on prétend même qu'il y a beaucoup d'eau : la mer cependant y paraît très-clapoteuse, ce qui vient sans doute de l'opposition des courans », lesquels seraient « brisés de différentes manières » par les îlots situés plus au nord.
Faune et flore
En 1801, Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent relève depuis son bateau « des graminées et quelques lataniers » qui « croissent à regret sur les pentes du coin de Mire, alternativement brûlées par un soleil ardent, ou battues par les vents les plus impétueux ».