L'idée de départ est de faire bouger la stabilité de la forme scolaire en bousculant le modèle existant.
Faire de l’établissement une structure pédagogique nouvelle
Repenser la journée scolaire
- Un temps d’accueil du matin (1/2h) avec différents pôles (CDI, informatique, lecture, actualité, petit-déjeuner……), sas anxiolytique et temps de préapprentissage qui conditionne le bon fonctionnement de la matinée de cours.
- Un emploi du temps basé sur les rythmes biologiques des élèves et leurs temps forts dans la journée : réactiver la capacité attentionnelle des élèves, tenir compte des plages d’attention (le creux de l’après repas) permettre que la fin de journée, souvent redoutée par les enseignants, soit mieux vécue.ce travail a été effectué en liaison avec Hubert Montagner et François Testu
- Une vie scolaire plus sereine : La limitation des déplacements, les activités proposées engendrent une vie scolaire plus apaisée et une baisse très conséquentes des incivilités.Une plage d’aide au travail l’après-midi pour finir la journée en groupe de tutorat : le deuxième groupe d’insertion des élèves avec la classe (12 élèves de tous les niveaux) encadrés par leur tuteur
Repenser le temps pédagogique
Clisthène met en application le principe des trois tiers temps :
- 1/3 temps disciplinaires le matin : emploi du temps souple, pédagogie active et différenciée ;un travail sur les compétences et le socle commun
- 1/3 temps interdisciplinaire composé de 2 ½ journées dans la semaine (un matin, un après-midi) et de six semaines totalement interdisciplinaires dans l’année pour favoriser l’autonomie, le mode d’apprentissage ouvert, le travail en équipe, le recours à la recherche documentaire.
- 1/3 temps d’ateliers artistiques, technologiques, sportifs ou sociaux l’après midi (2 h) pour donner du temps aux matières sacrifiées au collège, initier à la découverte de la voie professionnelle, initier à des matières non enseignées comme telles au collège (éducation aux medias par exemple)
Repenser la séquence d'enseignement, la journée, la semaine
- La séquence d'enseignement, de base est de 1 h30 - 1 h40 pour toutes les disciplines, parfois 2 h. On observe qu’à Clisthène, malgré un horaire d'enseignement réduit, on réalise un gain d'enseignement/apprentissage conséquent sur la séquence d'enseignement avec un rythme qui respecte davantage les besoins des jeunes
- Sur la plan quantitatif : cette organisation par plages longues permet de gagner1/2 h d'apprentissage par jour soit 2 h semaine (gain de temps lié aux déplacement, démarrage de cours) ;
- Sur le plan qualitatif, le travail d'apprentissage proposé est plus favorable à la différenciation pédagogique pour chaque élève. En effet le professeur est amené à varier les modalités d'appren -tissage : travail personnel, petit groupe, points méthodologiques, place plus grande aux questions et à l'oral, conseil individualisé, évaluation critériée (réf : les nombreux travaux de Philippe Meirieu et ceux cités dans les cahiers pédagogiques) Les plages longues permettent d'organiser des activités d'apprentissages plus variées et motivantes et notamment des 1/2j de projets interdisciplinaires.
Refonder le « temps Professeur (enseignant) »
Repenser le temps Professeur (enseignant)
Le temps de service des Professeur (enseignant) . Le décret de 1950 fixe le temps de service des professeurs (36 h = 18 h cours + 18 h préparation). A Clisthène on le réaménage de l’intérieur : Le temps de présence dans l’établissement est de 24 h qui se subdivise en temps d’enseignement (13h-15h), tutorat et temps réservés à l’aide et au conseil des élèves( 3-5h), concertation en équipe(2h15), implication dans la vie de l’établissement(3h), remplacements/formation (1h). Pour répondre à l’un des principaux griefs des parents, toutes les heures de cours sont assurées en cas d’absence de professeurs. Le remplacement est annualisé dans son temps de service.
Créer les conditions institutionnelles du travail en équipe
La réunion de concertation hebdomadaire (2 h 15), toutes les activités de l’établissement sont impulsées, régulées et évaluées dans le cadre de cette réunion. Les décisions sont collégiales. Une culture de l'échange se développe alors, basée sur la confiance et la légitimité.Le travail collectif permet de se centrer sur les acquis essentiels. La question du quoi apprendre d'essentiel précède celle du comment apprendre (démarche des actuels nouveaux programmes déclinés en compétences. La nouvelle organisation facilite la co-formation dans la durée, sans perturber les cours. Elle permet"d'outiller" les professeurs et de diffuser les "bonnes pratiques".
Une nouvelle Gestion des ressources humaines, et responsabilisation des professeurs
Elles diminuent les phénomènes de « burn-out » ou Syndrome d'épuisement professionnel. . La responsabilisation accrue engendre une plus grande motivation, le sentiment d’appartenir à une équipe, un établissement, et d'avancer individuellement et collectivement dans la bonne direction, d'avoir de l'emprise sur leur métier