Le recensement (2007) permet d'établir la répartition ethnique du pays : 79 % des Sud-Africains sont noirs, 9,5 % blancs, 9 % coloureds, 2,6 % asiatiques. Les Indiens se concentrent essentiellement dans le KwaZulu-Natal.
Après la fin de l'apartheid, l'Afrique du Sud a commencé à accueillir des réfugiés venant d'autres pays africains, souvent clandestins. Le gouvernement a mis en place une politique stricte vis-à-vis de l'immigration illégale : un million de personnes ont été reconduites à la frontière dans les années 1990.
Émigration blanche
En octobre 2006, l’Institut Sud-Africain des Relations Raciales (SAIRR) révéla que près de 900.000 Sud-africains blancs, représentant un quart des Blancs, avaient quitté le pays depuis 1994 et l'avènement d'une démocratie non raciale.
Basé sur une analyse des Enquêtes Statistiques des Ménages d’Afrique du Sud, l'auteur du rapport, Frans Cronjé, nota que les raisons principales de cette forte émigration blanche résultait du taux élevé de criminalité et de la politique de discrimination positive (affirmative action).
Les chiffres pour 2005 placent le nombre de Sud-africains blancs dans le pays à 4,3 millions, soit 841 000 de moins que les 5,2 millions de 1995.
La plupart des émigrants blancs étant des gens économiquement productifs, Cronjé a prédit que cette émigration allait avoir un impact majeur sur l’économie. « La population blanche vieillit, ce qui signifie que les contribuables blancs vont contribuer à l’économie seulement pour les vingt prochaines années. Il faudrait un énorme afflux de travailleurs qualifiés pour combler le vide. Cela n’est malheureusement pas le cas. »
D’après le rapport, la majorité de ces émigrants sont âgés entre 20 et 40 ans.
Le déclin de la population blanche dans la décennie 1995-2005 est ainsi estimé à 16,1%.