Selon le psychiatre américain, Ivan K. Goldberg : "La dépendance à Internet peut déterminer la négation ou l’évitement d’autres problèmes de la vie courante". La conduite addictive, traduit l’immaturité socio-affective qui détermine l’impossibilité de se construire une identité psychosociale véritable, solide. La situation est amplifiée par la coexistence d’un sentiment de non-valeur personnel, de non-reconnaissance.
La cyberdépendance se caractérise par l'ensemble des problèmes liés à l'utilisation de l'outil informatique qui auront un effet négatif et destructeur sur l'utilisateur.
On parle de dépendance à Internet lorsque les symptômes apparaissent :
Symptômes psychologiques allégués
- le sentiment de bien-être et d'euphorie lors de l'utilisation d'Internet ;
- l’incapacité à arrêter d'utiliser Internet ;
- le besoin d'augmenter de plus en plus le temps d'utilisation d'Internet (le malade en vient à se lever la nuit pour utiliser Internet) ;
- le manque de temps pour la famille, les amis ou d'autres loisirs ;
- les problèmes d'assiduité ou de performance au travail ou à l'école ;
- les mensonges à la famille ou aux amis sur le temps consacré à Internet ;
- la dépression ou l’irritabilité lorsque la personne est privée d'Internet.
Symptômes physiques allégués
- Sécheresse des yeux
- Maux de tête migraineux
- Maux de dos
- Syndrome du tunnel carpien
- Repas irréguliers ou sautés
- Mauvaise hygiène personnelle
- Insomnies ou changements dans le cycle du sommeil
Les psychiatres américains et allemands observent une très forte fréquence de ce trouble : le Berliner Zeitung avance le chiffre de un million pour l'Allemagne. En France, le problème commence à être décrit surtout chez les adolescents, très friands de jeux vidéo en réseau et de conversations (chat ou les visio-chats).
Tests de dépendance
Bien que la cyberdépendance soit un trouble récent, certains tests existent pour déterminer chez un individu si son comportement est obsessionnel et relève de la cyberdépendance. Il est donc à noter que les généralités sont difficiles à établir étant donné le caractère récent de la dépendance. Les résultats de ces tests doivent être considérés avec prudence.
Voici le Test d'Orman
1. Est-ce que vous passez plus de temps connecté sur l’Internet, que vous auriez pensé initialement ? OUI/NON
2. Est-ce que ça vous dérange de limiter le temps passé sur l’Internet ? OUI/NON
3. Est-ce que des amis ou des membres de votre famille se sont plaint par rapport au temps que vous passez sur l’Internet ? OUI/NON
4. Est-ce que vous trouvez difficile de rester sans être connecté pendant quelques jours ? OUI/NON
5. Est-ce que le rendement de votre travail professionnel, ou les relations personnelles, ont souffert à cause du temps que vous passez sur l’Internet ? OUI/NON
6. Est-ce qu’il y a des zones de l’Internet, des sites particuliers, que vous trouvez difficile à éviter ? OUI/NON
7. Est-ce que vous avez du mal à contrôler l’impulsion d’acheter des produits ou des services étant en relation avec l’Internet ? OUI/NON
8. Avez-vous essayé, sans succès, d’écourter l’usage de l’Internet ? OUI/NON
9. Est-ce que vous déviez beaucoup de vos champs d’action et satisfaction, à cause de l’Internet ? OUI/NON
De 1 à 3 réponses positives, il y a une petite tendance à devenir addictif Internet.
Entre 4-6 réponses positives, il y a une chance de développer cette conduite addictive.
Enfin, entre 7 à 9 réponses positives, il y a une forte tendance à devenir dépendant.