Dépendance à Internet

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Introduction

Finale des World Cyber Games de 2005 (un tournoi mondial de jeux en ligne)

La dépendance à Internet (aussi appelée cyberdépendance, cyberaddiction, usage problématique d'Internet ou UPI, trouble de dépendance à Internet et TDI) serait un trouble psychologique entraînant un besoin irrésistible et obsessionnel d'utiliser Internet.

L'expression Internet addiction fut employée pour la première fois par la psychologue américaine Kimberly Young, lors d'un colloque de l’American Psychological Association (APA) à Toronto en 1996.

C'est Otto Fenichel (1949), qui a soulevé le premier la question des toxicomanies sans drogues. Cependant il s'agit d'un canular produit par le docteur Ivan K. Goldberg : la dépendance à Internet est un symptôme et non un trouble à proprement parler. Le docteur Goldberg s'est inspiré de la dépendance aux jeux d'argent pour sa description de l'hypothétique dépendance à Internet.

Causes et symptômes allégués

Selon le psychiatre américain, Ivan K. Goldberg : "La dépendance à Internet peut déterminer la négation ou l’évitement d’autres problèmes de la vie courante". La conduite addictive, traduit l’immaturité socio-affective qui détermine l’impossibilité de se construire une identité psychosociale véritable, solide. La situation est amplifiée par la coexistence d’un sentiment de non-valeur personnel, de non-reconnaissance.

La cyberdépendance se caractérise par l'ensemble des problèmes liés à l'utilisation de l'outil informatique qui auront un effet négatif et destructeur sur l'utilisateur.

On parle de dépendance à Internet lorsque les symptômes apparaissent :

Symptômes psychologiques allégués

  • le sentiment de bien-être et d'euphorie lors de l'utilisation d'Internet ;
  • l’incapacité à arrêter d'utiliser Internet ;
  • le besoin d'augmenter de plus en plus le temps d'utilisation d'Internet (le malade en vient à se lever la nuit pour utiliser Internet) ;
  • le manque de temps pour la famille, les amis ou d'autres loisirs ;
  • les problèmes d'assiduité ou de performance au travail ou à l'école ;
  • les mensonges à la famille ou aux amis sur le temps consacré à Internet ;
  • la dépression ou l’irritabilité lorsque la personne est privée d'Internet.

Symptômes physiques allégués

  • Sécheresse des yeux
  • Maux de tête migraineux
  • Maux de dos
  • Syndrome du tunnel carpien
  • Repas irréguliers ou sautés
  • Mauvaise hygiène personnelle
  • Insomnies ou changements dans le cycle du sommeil

Les psychiatres américains et allemands observent une très forte fréquence de ce trouble : le Berliner Zeitung avance le chiffre de un million pour l'Allemagne. En France, le problème commence à être décrit surtout chez les adolescents, très friands de jeux vidéo en réseau et de conversations (chat ou les visio-chats).

Tests de dépendance

Bien que la cyberdépendance soit un trouble récent, certains tests existent pour déterminer chez un individu si son comportement est obsessionnel et relève de la cyberdépendance. Il est donc à noter que les généralités sont difficiles à établir étant donné le caractère récent de la dépendance. Les résultats de ces tests doivent être considérés avec prudence.

Voici le Test d'Orman

1. Est-ce que vous passez plus de temps connecté sur l’Internet, que vous auriez pensé initialement ? OUI/NON

2. Est-ce que ça vous dérange de limiter le temps passé sur l’Internet ? OUI/NON

3. Est-ce que des amis ou des membres de votre famille se sont plaint par rapport au temps que vous passez sur l’Internet ? OUI/NON

4. Est-ce que vous trouvez difficile de rester sans être connecté pendant quelques jours ? OUI/NON

5. Est-ce que le rendement de votre travail professionnel, ou les relations personnelles, ont souffert à cause du temps que vous passez sur l’Internet ? OUI/NON

6. Est-ce qu’il y a des zones de l’Internet, des sites particuliers, que vous trouvez difficile à éviter ? OUI/NON

7. Est-ce que vous avez du mal à contrôler l’impulsion d’acheter des produits ou des services étant en relation avec l’Internet ? OUI/NON

8. Avez-vous essayé, sans succès, d’écourter l’usage de l’Internet ? OUI/NON

9. Est-ce que vous déviez beaucoup de vos champs d’action et satisfaction, à cause de l’Internet ? OUI/NON

De 1 à 3 réponses positives, il y a une petite tendance à devenir addictif Internet.

Entre 4-6 réponses positives, il y a une chance de développer cette conduite addictive.

Enfin, entre 7 à 9 réponses positives, il y a une forte tendance à devenir dépendant.

Types de dépendance

Il existe plusieurs types de dépendance à Internet :

  • la dépendance à caractère relationnel (courrier électronique, chat, forum de discussion, blog, activités Social Web etc.) ;
  • la dépendance à caractère sexuel (visite de sites pornographiques) ;
  • la dépendance aux jeux vidéo, en particulier à des jeux en réseau ;
  • la dépendance générale qui ne se concentre pas sur un type de sites ou une activité en particulier.

Traitement

Comme tous les autres dépendants, le sujet nie souvent sa dépendance même lorsque celle-ci lui est mentionnée par ses parents et ses amis.

La meilleure solution pour le cyberdépendant est de consulter un professionnel comme un psychologue ou un médecin qui l'aidera à comprendre son problème, à en identifier les causes et qui pourra l'orienter vers les ressources disponibles pour vaincre sa dépendance.

Critiques

Citons encore, parmi d’autres, Jonathan Bishop, qui a construit un modèle dans lequel le WWW est un environnement dans lequel des acteurs, des objets et des structures coexistent, tout comme dans le monde réel : “Dire que l’on peut être dépendant à l’Internet, remarque-t-il est comme dire que l'on peut être dépendant du monde réel“

Dangers de l'Internet

Lutter contre les dangers de l’Internet, comme ceux de la télévision ou des jeux vidéo, ne se borne pas à la vérification du contenu des programmes dans leur violence ou leur véracité.

  • L’entretien des illusions (sur soi-même, les autres, la vie sociale etc.) apparait comme un danger majeur.
  • Certains programmes/activités/jeux ont des effets hypnotiques. Cette hypnose varie de la fascination (devant le spectaculaire) jusqu’à la sidération.
  • Il y a une captation du temps et d’énergie des participants.
  • Etudier les contenus demeure un travail permanent : Les comportements des personnages mis en scène sont considérés comme des modèles, ils peuvent être amoraux ou irréalistes, il faut évaluer dans quelle mesure ils concourent à une éducation raisonnée humanisante, selon les publics, les circonstances. L’instauration d’une censure pose alors des questions sur la liberté de l’individu, sa responsabilité personnelle, et la responsabilité de la collectivité. La société occidentale actuelle n’a peut-être pas conscience de sa responsabilité sur l’entretien d’une morale collective absolue, mais il reste à protéger les plus faibles et à éduquer les plus jeunes.(voir Libertés sur Internet)