Ces systèmes sont très compacts et passent dans des régions peu habitées, il est très difficile de les repérer par les rapports conventionnels de bateaux et de stations météorologiques terrestres. Par exemple, une dépression polaire tient très facilement à l'intérieur de la baie d'Hudson dans le nord du Canada et il est très possible de n'avoir aucun indice des stations côtières sur sa présence. Les marins des mers arctiques ont souvent signalé le passage de tempêtes intenses venues de nulle part même après le développement des télécommunications qui auraient pu les avertir de telles conditions météo. Elles peuvent donc avoir un impact important mais très localisé.
Depuis l'avènement des satellites météorologiques dans les années 1960, leur repérage est devenu courant. Elles sont assez fréquentes à la limite des glaces dans la mer de Norvège, la mer de Barents, la mer du Japon, le Golfe d'Alaska, la baie d'Hudson et le détroit de Davis. Elles disparaissent lors du gel complet de la banquise. Dans l'hémisphère sud, ces systèmes sont généralement moins forts car le gradient de température y est moins marqué.
On remarque sur les photos plusieurs patrons caractéristiques dont des bras de nuages en spirales autour du centre, des nuages convectifs et un œil sans nuages pour les plus intenses. Celles plus au sud ont une configuration des nuages en virgule comme une dépression mature des latitudes moyennes.