Les deux viaducs TGV et TGV Grand Sud, sont précédés d'ouvrages d'approche (dits estacades) et d'un Saut-de-mouton (franchissement d'une ligne ferroviaire par une autre). L'ensemble repose sur des piles de hauteur variable d'une dizaine à une cinquantaine de mètres.
Les tabliers des viaducs sont supportés par une poutre continue de hauteur variable. Cette variabilité de la hauteur des poutres est due à l'adoption d'un système de construction à voussoirs préfabriqués précontraints. Ce type de voussoirs est normalement employé dans les ouvrages routiers.
En raison des efforts de freinage, des grandes dimensions de la structure, du poids des rames, et de la très grande vitesse de la circulation des convois, les contraintes structurelles appliquées aux viaducs sont très importantes.
Pour résister à ces contraintes particulières, le travelage a été porté de 70 à 100 mètres entre les définitions initiales et la réalisation finale de l’ouvrage. Ces travées longues et régulières ont imposées des réflexions spécifiques pour permettre la dilatation des longs rails soudés du TGV. Ainsi le fractionnement des éléments du pont est associé à un joint cantilever, implanté à l’extérieur des piles.
Les piles – coulées sur place – sont de forme conique pour des raisons statiques hydrauliques et visuelles.
Contraintes patrimoniales
Ces viaducs subissent des contraintes patrimoniales et architecturales fortes du fait de leur grande visibilité à quelques centaines de mètres de monuments historiques de premier plan, tels que le Palais des Papes, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO ou encore le pont Saint Bénezet.
Pour respecter les contraintes de protection des bâtiments historiques, les viaducs ont été réalisés en utilisant un béton de couleur très claire, visuellement compatible avec la blancheur du Palais des papes d'Avignon.