École polytechnique de Montréal

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Introduction

École Polytechnique
DeviseUt tensio sic vis
Nom originalÉcole Polytechnique de Montréal
Informations
Fondation1873
TypeUniversité publique
Régime linguistiqueFrançais
BudgetFonctionnement :

85 millions CAD

Recherche :

68 millions CAD
Localisation
VilleMontréal, Québec
PaysCanada Canada
CampusUrbain
Direction
PrésidentBernard Lamarre
DirecteurChristophe Guy
Chiffres clés
Enseignants220
Étudiants6243
Undergraduates4490
Postgraduates1094
Doctorants653
Diplômés/anEnviron 600
Divers
AffiliationUniversité de Montréal
Site internetwww.polymtl.ca/

L'École polytechnique de Montréal (EPM), officiellement appelée École polytechnique, est un établissement d'enseignement d'ingénierie situé à Montréal (Québec) et fondé en 1873.

Campus

L'école est située sur le campus de l'Université de Montréal sur la face nord du mont Royal. Son pavillon principal est le plus haut situé du campus. En 2003, trois nouveaux pavillons sont en construction.

Liste des pavillons :

  • École Polytechnique de Montréal (pavillon principal), 2500, chemin de Polytechnique
  • Pavillon André-Aisenstadt, partagé avec l'université de Montréal
  • Pavillon Reine-Marie
  • Pavillon Jean-Brillant
  • Pavillon J.-Armand-Bombardier
  • Pavillons Lassonde, inaugurés à l'automne 2005

Organisation

Christophe Guy est directeur de l'École polytechnique. « Poly » est l'une des trois plus grosses facultés d'ingénierie au Canada et la plus grande au Québec. Depuis sa fondation en 1873, cette institution d'enseignement de langue française forme des ingénieurs qualifiés et contribue au bien-être scientifique et économique de la région. Ses diplômés ont pris part à la plupart des grands travaux de génie du Québec au XX siècle comme la construction des grands barrages. Aujourd'hui, l'École est à l'avant-garde de l'ingénierie dans des domaines comme l'aéronautique, l'informatique, les télécommunications, la biotechnologie, la nanotechnologie, l'environnement et plusieurs autres domaines de pointe.

Les sept départements de Polytechnique offrent 13 programmes menant au titre de bachelier en ingénierie (B. Ing.). Ce sont :

  • Département de génie chimique
  • génie chimique
  • Département de génie civil, géologique et des mines
  • génie civil
  • génie géologique
  • génie minier
  • Département de génie électrique
  • génie électrique
  • Département de génie informatique et génie logiciel
  • génie informatique
  • génie logiciel
  • Département de mathématiques et génie industriel
  • génie industriel
  • Département de génie mécanique
  • génie mécanique
  • génie aérospatial
  • Département de génie physique
  • génie physique
  • génie des matériaux
  • Institut de génie biomédical
  • génie biomédical
  • Institut de génie nucléaire

L'École offre également un certain nombre de programmes de certificats qui, cumulés, peuvent mener du grade de bachelier en sciences (B.Sc.) à celui du doctorat (PhD).

L'École est reconnue pour sa recherche dynamique qui représentait 35 % de son budget pour 1998-1999 (26,9 millions CAD). Ses 40 unités de recherches reçoivent plus de 20 % des fonds et des contrats de recherche en sciences appliquées au Québec.

Étudiants et professeurs

L'École comptait 5 713 étudiants au trimestre d'hiver 2003, dont 1 198 femmes et 4 515 hommes. Environ 4 000 d'entre eux poursuivaient des études au premier cycle, les 1 700 autres étant aux cycles supérieurs. Elle décerne chaque année environ 600 baccalauréats, 200 maîtrises et 50 doctorats.

L'École emploie 220 professeurs et 150 chercheurs et associés de recherche.

Vie étudiante

La vie étudiante polytechnicienne est très active. Les étudiants du premier cycle sont représentés par l'Association des étudiants de Polytechnique, l'AEP, qui chapeaute un nombre important de comités. Plusieurs catégories existent:

Parmi les comités à l'interne les plus actifs, on compte:

  • STEP, Serveur Thelematique des etudiants de Polytechnique.
  • Allo-Poly, Comité d'humour qui produit un spectacle d'humour par session et, depuis peu, le bulletin de nouvelles humoristique "Le 3/20".
  • Poly-Party, Fondé en 1943-1944 il est chargé de l'organisation des soirées étudiantes ainsi que de l'organisation des intégrations et il est particulièrement connu pour son biannuel Beach Party de Popa.
  • Poly-Show, Comité chargé de produire divers évènements tels des spectacles d'artistes connus, des galas et des 5 à 7. De plus ce comité forme des étudiants à la technique de scène (éclairages et sonorisation)
  • Poly-Théâtre, une troupe de théâtre qui organise entre deux et quatre représentations par an, dont récemment une en France.
  • Poly-Photo, comité qui s'intéresse à la photographie et ce qui tourne autour, et qui couvre les évènements à Polytechnique.
  • Le Polyscope, journal des étudiants du premier cycle, un hebdomadaire fondé en 1967 et reconnu sur le campus de l'Université pour son humeur grinçant, ses mots croisés, sa section culture et sa politique de publication de style « babillard ».
  • Poly-TV, qui s'intéresse à la production de télévision, qui couvre les événements en les filmant et qui offre des services de montage vidéo et des prêts d'équipements vidéo.
  • Polyrad, radio étudiante diffusée sur le campus de l'école et qui possède une quantité importante de CD qu'elle prête aux étudiants de l'école.
  • Folie Technique, le camp scientifique de l'École polytechnique de Montréal.
  • Polysphère, le comité environnement de l'École.
  • Poly-Monde, le comité de développement industriel de l'École.

Chaque programme de génie a aussi un comité à l'éducation, qui défend les droits des étudiants de leur programme respectif, tout en organisant des événements sociaux et éducatifs (comme l'envoi de délégations à des congrès, notamment en génie chimique, industriel et géologique) afin de réunir les étudiants et de mousser leur sentiment d'appartenance à leur discipline respective.

Les sociétés techniques, quant à elles, permettent aux étudiants impliqués de travailler sur des projets comme une voiture solaire, une voiture de type "Formule", des avions, des bateaux, des sous-marins à motricité humaine et plus encore.

Histoire

L'École Polytechnique de Montréal, nommée ainsi en référence à l'École polytechnique de Paris, a été fondée en 1873 pour enseigner le dessin technique et les autres arts utiles. Au départ, l'enseignement se donnait dans une maison convertie. Par la suite, elle déménagea sur la rue Saint-Denis pour finalement établir l'École à son emplacement actuel sur le campus de l'Université de Montréal. Le bâtiment original a été agrandi en 1975 puis encore en 1989. En 2002, faute de place, le département de génie électrique et informatique a dû déménager aux 5 et 6 étages de l'ancien immeuble de l'École des hautes études commerciales de Montréal. Trois nouveaux pavillons ont été mis en chantier en 2003 et le pavillon Claudette Mackay-Lassonde, bâtiment certifié LEED par le U.S. Green Building Council, a ouvert ses portes en 2005. Les départements de génie électrique, génie informatique, génie logiciel ainsi que la bibliothèque et le service informatique ont déménagé dans le pavillon Lassonde.

Jusqu'en 1960, la mission principale de l'École était la formation d'ingénieurs. Toutefois, à partir de 1959, la recherche a pris une place de plus en plus importante, jusqu'à en faire aujourd'hui l'une des plus importantes institutions de recherche en génie au Canada.

Le 6 décembre 1989, 14 étudiantes ont été tuées lors de la tuerie de l'École polytechnique. Cet événement, qui a profondément marqué les esprits au Québec, a fait l'objet d'un film, intitulé Polytechnique, projeté dans les salles de cinéma en 2009.

Diplômés célèbres

Parmi les diplômés célèbres :

  • L'homme d'affaires Pierre Lassonde.
  • L'homme politique français Marc Jutier.

Réalisations importantes des diplômés de Polytechnique

Le Pont Honoré-Mercier. De 1930 à 1934, huit ingénieurs, diplômés de l'École Polytechnique de Montréal, Olivier LEFEBVRE, Yvan VALLÉE, J.-A. BEAUCHEMIN, Paul BRODEUR, J.-A. BRUNET, Charles TREMBLAY, François VALIQUETTE, Armand LÉGER, Robert GUAY, Gérard LACASSE et Henri LAVOIE, deviennent les premiers ingénieurs québécois à mâter le Saint-Laurent, sans le concours d'ingénieurs étrangers.