Histoire
La statue est d’abord replacée dans un autre chêne, mais le baron de Celles ayant ocnstaté qu'on avait tenté de la voler la porte dans son oratoire du château de Vêves (baronnie de Celles). Les visiteurs et pèlerins commencent à affluer.
Un premier miracle a lieu en 1616 : suite à l’intercession de la Vierge Marie un vieillard est guéri d’une hernie aussi douloureuse que débilitante. L’enquête canonique prescrite par l’évêque de Liège, Ferdinand de Bavière, est positive dans ses conclusions
En 1618 l’affluence de pèlerins - et la publicité donnée au lieu par la visite des archiducs Albert et Isabelle en 1619 - conduisent à la construction d’une chapelle plus grande qui reçoit, entre autres dons, un retable d’autel offert par les archiducs. La chapelle sera remplacée en 1623 par l’église que l’on connaît encore aujourd’hui. L’église est consacrée le 8 septembre 1624 (fête de la nativité de la Vierge).
Le prince-évêque de Liège nomme un administrateur pour ce qui est devenu un ‘sanctuaire marial’ : c’est le chanoine prémontré Jean Noizet, de l’abbaye de Leffe. Des locaux sont construits pour recevoir les pèlerins et Foy est érigée en paroisse (avec le village voisin de Boisseilles). Un petit bourg se développe, mais ne sera jamais plus grand qu’il n’est aujourd’hui.
Durant tout le XVIIe siècle le sanctuaire a une renommée extraordinaire. Des pèlerins viennent de partout. La vénération de Notre-Dame-de-Foy se répand hors du pays, propagée en particuliers par les missionnaires partis outremer. Un trésor s’accumule à Foy, fait d’objets liturgiques en métal précieux offerts par les pèlerins. Ce qui ne manque pas de susciter des convoitises.
Les guerres du siècle n’épargnent pas le sanctuaire : à plusieurs reprises, l’église est vandalisée et la statuette doit être cachée à Dinant. En 1696, l’église est mise à sac par les confédérés hollandais. Les articles religieux sont volés ou vendus.
Le sanctuaire ne se relève pas facilement. Au XVIIIe siècle, les mentalités ayant également changé les pèlerinages sont moins nombreux. Le déclin amorcé par la mise a sac de 1696 s’accentue durant tout le XVIIIe siècle.
Renaissance du XIXe siècle
Lorsque les abbés Félix Fries - curé de Foy-Notre-Dame de 1892 à 1906 - et Charles Petitjean s’y intéressent, l’église est dans un piteux état et menace ruine. Les recherches historiques de Fries contribuent à attirer l’attention des autorités civiles sur la grande valeur historique et artistique de l’église. Elle est classée en 1898, et sa restauration commence immédiatement.
Les pèlerinages reprennent, avec l’appui de l’évêque de Namur. Comme nouveau départ, Mgr Heylen y organise le couronnement de Notre-Dame-de-Foy le 8 septembre 1909 : 10.000 pèlerins sont présents. A l’occasion des 25 ans de règne du Roi Albert I, une grande célébration a lieu en 1934 en sa présence. 30000 personnes, dont le cardinal Van Roey, assistent aux défilés et cérémonies religieuses. 22 statuettes provenant de paroisses de par le monde également consacrées à Notre-Dame-de-Foy y sont exposées.