La larve de l’Eupelmus urozonus est en général ectoparasite primaire et solitaire ; elle agit au détriment de nombreuses espèces phytophages, en général mineuses ou galligènes. Elle peut se comporter fréquemment comme hyperparasite si on considère la majorité des endoparasites qui attaquent l'hôte primaire (Braconidi et autres Calcidoidi. Quand elle attaque la pupe de Diptères elle se comporte apparemment comme endophage, se développant à l'intérieur de la pupe de l'hôte (non à l'extérieur de la pupe).
Le développement post-embryonnaire passe par 5 stades larvaires et une pupe.
L’Eupelmus urozonus est extrêmement polyphage .
Parmi les hôtes secondaires parasitoïdes on signale surtout des diptères Tachinidés et des Hyménoptères Ichneumonidés, Bracconidés et, surtout, Chalcidoïdés.
Aux fins écologiques nous signalons un nombre important d’espèces végétales associées, soit herbacées soit ligneuses, d’où l’importance de la protection de la biodiversité pour permettre la conservation de ce parasitoïde.
En Italie il effectue plusieurs generations dans l'année au détriment de divers hôtes. La durée d’une génération varie selon la saison. A 20°C un cycle de développement s’effectue en un mois environ. Un aperçu général des hôtes primaires d’E. urozonus établi en Italie et des plantes associées est résumé dans le tableau suivant :
| Ordre | Famille | Espèce | Nom commun | Plante associée |
|---|
| Coleoptera | Bruchidae | Bruchus sp., Acanthoscelides sp. | Charançon | Legumineuses |
| Scolytidae | Divers | Scolitidés | Divers |
| Phloeotribus scarabeoides | Phléotribe de l'olivier | Olivier |
| Scolytus amygdali | Scolyte de l'amandier | Amandier |
| Cecidomyiidae | Dryomyia lichtensteini | Cécidomye du chêne-liège | Chêne |
| Mikiola fagi | Cécidomye du hêtre | Hêtre |
| Dasyneura gleditchiae | | Gleditschia triacanthos |
| Tephritidae | Bactrocera oleae | Mouche de l'olive | Olivier |
| Myopites stylata | Mouche de l'inule | Inule |
| Hymenoptera | Cynipidae | Divers | Cynipéde | Divers |
| Diprionidae | Divers | Diprionidés | Conifères |
| Lepidoptera | Lasiocampidae | Dendrolimus pini | Bombyx du pin | Pin |
| Pieridae | Aporia crataegi | Piéride du "biancospino" | "Biancospino" |
| Pyralidae | Etiella zinckenella | Pyrale des legumineuses | Leguminose |
| Tortricidae | Cydia pomonella | Carpocapse de la pomme | Pommier, Poirier |
| Cydia funebrana | "Cidia del susino" | Prunier |
| Eupoecilia ambiguella | Teigne de la vigne | Vigne |
| Lobesia botrana | "Tignoletta" de la vigne" | Vigne |
| Sparganothis pilleriana | Tordeuse de la vigne | Vigne |
| Yponomeutidae | Prays oleae | "Tignola" de l'olivier | Olivier |
Activité biologique sur Bactrocera oleae
Pendant l'été et au début de l’automne, il est plus particulièrement actif sur Bactrocera oleae (mouche de l'olive), dont il est un des plus importants agents biologiques de contrôle, développant 2-3 générations associées à cette espèce. En général, l'activité se développe au détriment de la larve, plus rarement au détriment de la pupe. En automne l'activité d’Eupelmus sur la mouche de l'olive diminue. La cause de ce comportement n'est pas certaine, il pourrait s’agir de l'entrée en phase d'hivernage ou plus simplement de l'apparition d’un autre hôte préféré.
Parmi les hôtes alternatifs qui entrent en compétition avec Bactrocera oleae on signale un autre diptère tephritidé, Myopites stylata. Cette mouche est un phytophage galligène qui se développe sur les fleurs de l’Inula viscosa produisant une galle qui une fois desséchée va permettre l’hivernage. A partir du mois de septembre et pour tout le mois d’octobre, l'eupelmidé se déplace de la mouche de l’olive vers la galle provoquée par Myopites sur l’inule, dans laquelle il hiverne, en général, jusqu’au printemps suivant.
Comme hyperparasite, il constitue un des antagonistes les plus actifs de l’Opius concolor (Hymenoptera Braconidae), contribuant aux fréquents insuccès du lancement de ce parasitoïde en lutte biologique. D’autres parasitoïdes importants associés à la mouche de l’olive et qualifiés d’hôtes secondaires sont Pnigalio mediterraneus et Eurytoma martellii, tous deux calcidoïdes ectoparasites.
Activité biologique sur Myopites stylata
A partir du mois de septembre et pour tout le mois d'octobre, l'eupelmidé se déplace de la mouche de l'olive vers la galle provoquée par Myopites sur l'inule, dans laquelle il hiverne, en général, jusqu'au printemps suivant.