Ferdinand Arnodin

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Introduction

Ferdinand Arnodin
Naissance9 octobre 1845

Sainte-Foy-lès-Lyon
Décès24 avril 1924 (à 79 ans)

Châteauneuf-sur-Loire
Nationalitéfrançaise
Pays de résidenceFrance
Profession(s)entrepreneur
Activité(s) principale(s)concepteur-constructeur
Autres activitésinventeur
Formationécole professionnelle d'Orléan

Conservatoire National des Arts et Métiers (cours du soir)

Ferdinand Joseph Arnodin est un ingénieur et industriel français né le 9 octobre 1845 à Sainte-Foy-lès-Lyon, mort le 24 avril 1924 à Châteauneuf-sur-Loire dans le Loiret.

Débuts

Ferdinand Arnodin arrive très jeune à Châteauneuf-sur-Loire où il a suivi son père qui y travaille pour le compte de la maison Seguin frères comme chef de travaux. Marc Seguin s'était rendu célèbre pour avoir construit en 1825 le premier pont suspendu à l'aide de câbles constitués de fils de fer sur le Rhône à Tournon-sur-Rhône.

Il suivit les cours de l'école professionnelle d'Orléans, puis son père le place dans diverses maisons de construction. Il y apprend les différents métiers de charpentier, de tailleur de pierres, du travail des pièces métalliques. Il va aussi aux cours du soir du Conservatoire national des arts et métiers.

Il est embauché par la compagnie Seguin devenue la Société générale des ponts à péage comme inspecteur des ponts.

La construction des ponts suspendus s'était arrêtée en France à la suite de l'effondrement du pont des chaînes d'Angers, en 1850, et celui du pont de La Roche-Bernard, en 1852. Il va en relancer la construction en améliorant leur stabilité vis-à-vis des actions dynamiques :

  • augmentation de la rigidité des poutres latérales du tablier,
  • invention des câbles toronées à torsions alternatives.

Ponts suspendus et ponts transbordeurs

Spécialiste des ponts à câbles, il est considéré comme l'inventeur des ponts transbordeurs, On lui en doit 9 parmi les 18 connus au monde. Trois d'entre eux subsistent de nos jours. Ce sont d'abord des ponts à câbles, puis à haubans. Il a déposé le 5 novembre 1887 un brevet "pour un système de pont à transbordeur pour grands débouchés servant à la traverse des voies maritimes". La même année le jeune architecte Alberto del Palacio y Elissague met au point son projet de pont transbordeur à Portugalete.

Il a construit un grand nombre de ponts suspendus de la seconde génération (fin XIX - début XX siècle), et il a aussi restauré et consolidé quantité de ponts suspendus anciens à câbles de la première génération (avant 1860) : les tabliers étaient renforcés et les vieux câbles de fil de fer remplacés par des câbles d'acier à torsions alternées, souvent avec adjonction de haubans (modification structurelle connue sous le nom de "Système Arnodin").

L'industriel

Son usine de fabrication et assemblage d'éléments métalliques préconstruits était établie à Châteauneuf-sur-Loire. Des vestiges de cette usine étaient encore visibles il y a quelques années, et la cheminée se dressait, à demi ruinée, entre le chemin de fer et la Loire.

Le musée de la marine de Loire de Châteauneuf-sur-Loire, présente des souvenirs de ces ateliers : maquette ancienne du pont transbordeur de Nantes, section d'un câble d'acier fabriqué par Arnodin, photographies.

Distinctions

Il est titulaire d'une médaille de sauvetage (1874), officier de la Légion d'honneur (1912), chevalier de l'ordre royal d'Isabelle-la-Catholique et commandeur du Nichan Iftikhar.

Liste d'ouvrages d'art

Ponts transbordeurs

à câbles

à haubans et contrepoids

  • 1903 Pont transbordeur de Nantes : démonté en 1958, plaque commémorative et vestiges de piles et filetages.
  • 1905 Pont transbordeur de Marseille : détruit en 1944, silhouette inséparable des films de Marcel Pagnol.

à câbles et haubans

fin des ponts transbordeurs

  • 1909 Brest : reconstruction de celui démonté à Bizerte ; détruit en 1944
  • 1910 Bordeaux : inachevé, piliers démontés en 1942. Il aurait été deux fois plus long que les autres, donc deux fois plus lent. On comprend donc l'abandon d'une technique devenue inadéquate en ce lieu.

Ponts suspendus (ponts fixes, non transbordeurs) construits ou restaurés par Arnodin

Pont de Cassagne (pont Gisclard)

Pont suspendu de Tonnay-Charente

Ces ponts suspendus sont nombreux, dans toute la France et ses anciennes dépendances. Arnodin signait son travail sur une plaque de fonte : la liste est ouverte.

Ponts ferroviaires

  • Pont de Cassagne (pont Gisclard) (1910), entre la gare de Sauto et la gare de Planès sur la ligne du train jaune qui va de (Villefranche-de-Conflent à Latour-de-Carol) situé sur la commune de Planès. C'est le seul pont suspendu ferroviaire encore en service en France (en 2009).
  • Viaduc des Rochers noirs, à Lapleau, pont suspendu de type Gisclard, construit pour les tramways de la Corrèze, 1913

Ponts routiers

  • Pont de Bonny-sur-Loire, Loiret (1899-1902), sur la Loire ; Chilhac, Haute-Loire (1883), sur l'Allier (rivière) ;
  • Passerelle Sidi M'Cid, Constantine, Algérie (1908), 168 m de long, 175 m au-dessus du Rhummel ;
  • Pont de Groslée, Ain ;
  • Pont de l'Abyme, à Gruffy, Savoie ;
  • Pont de Parentignat, Puy-de-Dôme (1831), désaffecté ;
  • Pont suspendu de la Rivière de l'Est, à La Réunion ;
  • Pont de Saint-Ilpize, Haute-Loire sur l'Allier (rivière)
  • Pont de Tonnay-Charente, Charente-Maritime ;
  • Pont de Saint-Léger (1889), à la Croix-sur-Roudoule, Alpes-Maritimes
  • Pont de Bonpas (1894), à Caumont-sur-Durance Vaucluse, sur la Durance, détruit en 1944 lors de la retraite allemande.