La lutte contre la flavescence dorée, en raison des graves conséquences sur le vignoble et de la présence dans de nombreux départements français de la cicadelle vectrice, est réglementée par deux arrêtés ministériels :
- 17 avril 1987 : traitement des vignes mères porte-greffes et de greffons contre la cicadelle de la Flavescence dorée Scaphoïdeus titanus,
- 1 avril 1994 : lutte contre la Flavescence dorée sur l'ensemble du territoire national.
Chaque année, les modalités de lutte ainsi que le périmètre de lutte obligatoire sont fixés par département après arrêté préfectoral. Le périmètre de lutte obligatoire concerne les communes qui ont été reconnues contaminées par le SRPV, après confirmation de la présence du phytoplasme, ainsi que les communes limitrophes. Il est donc obligatoire de déclarer le plus tôt possible, les parcelles susceptibles d'être contaminées aux SRPV, qui, après prélèvement et analyse confirment la présence ou non du phytoplasme.
Les modalités de la lutte obligatoire sont :
- l'arrachage et la destruction par le feu des ceps contaminés,
- l'arrachage et la destruction par le feu de la parcelle entière lorsque plus de 20 % des ceps sont atteints et des vignes abandonnées,
- une lutte insecticide contre la cicadelle vectrice.
- Utiliser des plants sains, ayant subi un traitement à l'eau chaude ou provenant de zones indemnes de maladies.
Les moyens de lutte contre la cicadelle vectrice sont particulièrement limités en agriculture biologique. Seules deux spécialités à base de roténone sont homologuées. L'emploi de tout autre insecticide fait perdre la certification "agriculture biologique", même dans le cas où la parcelle concernée se trouve dans un périmètre défini de lutte obligatoire.