La composition forestière de cette écorégion comprend autant des peuplements conifériens, mixtes que feuillus. Le contexte de transition entre la forêt boréale plus au nord et les forêts feuillues plus au sud rend compte en partie de cette diversité. Le relief ondulé de cette écorégion – plusieurs massifs montagneux ont une élévation moyenne de 500 à 600 mètres d'altitude – explique aussi le voisinage de peuplements conifériens et feuillus, les premiers occupants les sommets et les seconds le fond des vallées. À proximité des côtes, le vent et les précipitations favorisent la croissance des conifères comparativement aux vallées plus protégées de l'intérieur.
La présence abondante de l'Épinette rouge et du Pin rouge distingue cette écorégion des forêts des basses terres de l'est des Grands Lacs et des forêts orientales transitionnelles. La Pruche du Canada, le Sapin baumier, l'Épinette blanche et le Pin blanc constituent, avec les deux espèces précédentes, la majorité des essences conifériennes rencontrées dans cette région. Les peuplements feuillus se composent principalement d'Érable à sucre, de Hêtre d'Amérique et de Bouleau jaune.
Les forêts de la Nouvelle-Angleterre et de l'Acadie sont un type de forêts tempérées d'arbres à feuilles caduques relativement riche : il s'y rencontre 222 espèces d'oiseaux. Cette écorégion fait partie des vingt écorégions les plus riches du Canada et des États-Unis continentaux. On y retrouve des affleurements de serpentine avec des formations végétales associées peu communes. On y retrouve également divers types de tourbières dont certaines, dans le Massachusetts et l'état de New York, abritent la Tortue de Muhlenberg (Clemmys muhlenbergii). Le parc national de Frontenac au Québec protège la tourbière structurée la plus méridionale. C'est dans cette écorégion que la population nicheuse de Pygargue à tête blanche atteint la plus haute densité dans l'est de l'Amérique du Nord. Cette écorégion marque la limite nord de plusieurs espèces végétales en même temps qu'on y retrouve, sur les sommets montagneux, la limite sud de plusieurs espèces végétales boréales et arctiques.