Le genièvre ou genévrier commun (Juniperus communis L. ; Juniperus, Cupressacées) est un arbuste à baies bleu violacé et aux feuilles épineuses.
Étymologie
Du celtique Juneperus qui signifie "âpre"; allusion à la saveur des fruits.
Description
La taille peut varier de 4 à 10 mètres de hauteur.
Les feuilles sont persistantes, en aiguilles très piquantes, et présentent une épaisse bande blanche de stomates à la face supérieure.
Le "fruit" est un cône à l'apparence de baie, indifféremment appelé « genièvre » ou « baie de genévrier ». Il se développe sur deux ans
Le genévrier commun se distingue du genévrier cade par ses aiguilles n'ayant qu'une large bande blanche (alors que les aiguilles du cade ont deux bandes) et par des fruits beaucoup plus petits.
Biotopes
Landes et rocailles sèches.
Aire de répartition
Commun et disséminé dans toute la France, de l'étage collinéen à l'étage subalpin.
Utilisation
Le genévrier est beaucoup utilisé pour réaliser des haies en raison de sa robustesse.
Il est utilisé dans l'art du bonsaï. On appelle également genièvre une eau-de-vie (appelée peket en wallon) proche du gin britannique que l'on parfume comme cette dernière à l'aide de ces baies.
Les baies de genévrier parfument la choucroute et les pâtés.
Propriétés médicinales
Aiguilles de genévrier commun
Le genévrier commun(Juniperus communis) est le seul avec le genévrier cade (Juniperus oxycedrus) à être comestible.
Les baies et les jeunes pousses, préparées en infusion, ont des effets diurétiques, stomachiques et digestifs. Ils auraient été utilisé contre l'asthme.
Plus qu'un traitement des digestions difficiles et des gaz intestinaux, les baies de genièvres sont ajoutées préventivement lors de la préparation des plats un peu lourds afin de faciliter leur digestion.
Un usage abusif du genévrier peut provoquer des troubles rénaux ; de ce fait, il ne doit pas être utilisé durant les grossesses.
Quant aux jeunes pousses de feuilles, elles sont utilisées en gemmothérapie.
Baies de genévrier commun
Baies de genévrier cade
Bibliographie
Mémoires d'un herboriste, Didier Lanterborn, équinoxe
Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, François Couplan Eva Styner, Les guides du naturaliste, Dealachaux et Niestlé