Glufosinate

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Introduction

Glufosinate
Glufosinate
Général
Nom IUPAC
N CAS51276-47-2 (racémique)

35597-44-5 (L) ou S

73679-07-9 (D) ou R
N EINECS257-102-5
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule bruteC5H12NO4P
Masse molaire181,1268 ± 0,0062 g·mol
Propriétés physiques
T° fusion230 °C décomposition
Précautions
Directive 67/548/EEC
Phrases R : 23/24/25,
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La glufosinate, ou son sel d'ammonium (DL-Phosphinotricine) est un composé organophosphoré présent dans plusieurs herbicides systémiques non-sélectifs (Basta, Rely, Finale, Challenge, Liberty et Bilanafos).

Toxicité

Effets neurotoxiques

Le glufosinate ressemble à l'acide glutamique, un acide aminé naturel intervenant dans le fonctionnement du système nerveux central.

  • Des études montrent, chez des rats exposés, que de faibles doses (de 1 à 5 mg·kg de glufosinate) modifient les récepteurs d'acide kaïnique dans le cerveau..
  • Selon l'EPA la DL50 chez le rat mâle est de 4 g·kg et de 3 g·kg chez le rat femelle.

Effets mutagènes

Des effets neurotoxiques et mutagènes ont été mis en évidence sur des embryons de souris soumises à des concentrations de 3 ou 5 mg·kg par injection.

Résidus dans l'alimentation et l'eau

  • La valeur maximale recommandée par la FAO est de 0,02 mg·kg.
  • Selon l'EPA, la limite de non observation d'effet est de 6 mg·kg·j et la limite d'effet observé est de 20 mg·kg·j pour une exposition chronique chez le rat..

Environnement

  • Le glufosinate est qualifié de mobile et persistant. Sa durée de demie-vie est comprise entre 3 et 42 jours, voir 70 jours selon certaines études. Il est décomposé par action microbienne.
  • Le glufosinate étant un herbicide à large spectre il est susceptible de toucher des plantes non ciblées.
  • La DL50 pour les poissons est estimée entre 12 et 79 mg·l. La truite arc-en-ciel est particulièrement sensible au glufosinate.

Plantes génétiquement modifiées

Certaines plantes ont été modifiées génétiquement par transgénèse pour résister au glufosinate. Les gènes qui ont donné la résistance au glufosinate sont les gènes bar ou pat. Ces gènes codent une protéine, appelée phosphinotricine acetyltransférase, qui a été isolée pour la première fois sur deux espèces de bactérie du genre Streptomyces. Cette enzyme est impliquée dans la voie métabolique de la glutamine et la détoxification de l'ammonium. Il existe plusieurs variétés de plantes cultivées transgéniques résistantes au glufosinate comme le colza, le coton, le soja, le maïs, et le riz.

Ces plantes ont été rigoureusement évaluées par des tests toxicologiques et de prédiction de l'allergénicité. Aucun effet délétère de ces plantes, sur la santé humaine et d'autres animaux (ex: mammifères) n'a été observé (Herouet et al. 2005 ).