Près de la Méditerranée, à la fin du XVIII siècle, la Grande Outarde a profité du déboisement. Aujourd'hui, le recul des steppes et des prairies au profit d'une agriculture fortement utilisatrice de pesticides fragmente les populations, notamment en Espagne, en Grèce et en Turquie.
La grande outarde se trouve de l'Espagne à la Mongolie en groupes isolés très localement. Elle a disparu dans la plupart des pays. Elle est actuellement en danger dans tous les pays. On trouve des Otis tarda tarda en Espagne (en Estramadure) (population de 15 000 individus), en Russie (10 000), en Hongrie (1 200), en Ukraine (550), au Portugal (500), en Autriche (100 au lac de Neusiedl, au lac Haring, dans les vignes et sur l'emplacement de la future troisième piste de l'aéroport de Vienne-Schwechat), en Allemagne (100) et au Maroc (50). On trouve la variété orientale Otis tarda dybowskii encore en Mongolie (estimée de 100 à 500 individus), et en Russie méridionale (estimée de 100 à 200).
Pour la construction du Train Rapide Hanovre-Berlin fin 1996 des mesures ont été prises pendant les travaux et à la fin des travaux pour protéger les grandes outardes et leur conserver un biotope.
Selon des études récentes les responsables de la protection de la natures donnent une chance certaines de survie à cet animal dans la région de Belzig. Au printemps 2006, on a compté 101 grandes outardes dans le Brandebourg. Au milieu des années 90, elles n'étaient que 57.