Introduction

Gué, Montcada i Reixac, Vallès Occidental, Catalogne

Le concept de gué, utilisé dans un aménagement de cours d'eau (Shukugawa, à Nishinomiya, Préfecture d'Hyogo, Japon)

Même des véhicules relativement amphibies doivent traverser à gué les rivières à fort courant
Un gué est un endroit ou l'on peut traverser un cours d'eau à pied, à dos d'animal ou en véhicule sans s'embourber ni être emporté par le courant.
Dans les temps passés (Ancien Régime, Moyen Âge, Antiquité...etc.), alors que les ponts étaient rares, les gués ont joué des rôles économiques et militaires stratégiquement important. Au 17ème siècle, l'académie française reconnaissait un verbe français « Guéer » parfois prononcé « Guayer » signifiant Passer à gué. On disait d'une rivière qu'elle était « guéable ». Guéer un cheval était « le faire entrer dans la riviere jusqu'au ventre, & l'y promener, pour le laver & le rafraischir » ; Guéer du linge était « Le laver, & le remuer quelque temps dans l'eau avant que de le tordre ».
Les gués jouent également un rôle important pour la migration saisonnière et les déplacements de certains des animaux, bien que certains mammifères tels que les orignaux ou les gnous puissent traverser des fleuves larges ou à courant relativement violent. Rares sont par exemple les singes qui aiment traverser un cours d'eau.
C'est pourquoi dans le domaine de l'Écologie du paysage, on parle aussi métaphoriquement de « gué » pour décrire les éléments de corridor biologique qui sont déconnectés les uns des autres, mais qui permettent à des espèces de traverser un paysage ou une matrice paysagère, en passant d'une tâche de paysage à l'autre. Un réseau de mare, de clairières forestières ou de bosquets peuvent ainsi être qualifié d'une structure-gué respectivement pour une population de rainettes, de lièvres ou d'écureuils.