Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.
Le personnage central n’est pas une personne mais la planète elle-même. Son fonctionnement rappelle l’hypothèse Gaïa de James Lovelock, mais peut aussi être lu comme une introduction à la géo-histoire de l’environnement. Le cycle donne des détails réalistes et crédibles sur la planète à partir des perspectives de plusieurs champs d’études : astronomie, géologie, climatologie, géobiologie, microbiologie, religion, société, et beaucoup d’autres — pour lesquels Aldiss a eu recours à l’aide de professeurs de l’Université d'Oxford. Le prophète et martyr Naab, et la manière dont sa mémoire évolue avec le temps, d’insignifiant à fondamental, ne sont pas sans rappeler une certaine lecture de Jésus.
Ces différents aspects de la planète sont reliés par plusieurs connexions qui soulignent leur interaction : chaque élément affecte les autres.
Les trois tomes se déroulent dans l’univers réel, dans quelques six mille ans. Une station spatiale de la Terre, Avernus, tourne autour d’Helliconia et observe de près la planète, y compris les activités de ses habitants intelligents. La tentation d’intervenir dans les affaires d’Helliconia est un dilemme récurrent pour les habitants d’Avernus.
Helliconia accomplit une très longue année, l’équivalent de 2500 années terriennes, et les températures globales varient énormément sur les années. Un thème majeur de la trilogie est la fragilité de la civilisation humaine dans le contexte des changements climatiques, et la capacité de l’humanité à préserver et à recréer la civilisation.
Helliconia est peuplée par deux espèces intelligentes, les humains et les phagors. Les humains ne sont pas tout à fait les mêmes que sur Terre, mais une espèce remarquablement proche.