Les dents de requins fossiles ont longtemps été une énigme. C'est Fabio Colonna qui, le premier, démontre de façon convaincante que les glossopètres sont des dents de requin, dans son traité De glossopetris dissertatio publié en 1616. Les fossiles de requin sont rares puisque les cartilages qui composent leur squelette se conservent moins bien que les os calcifiés des Ostéichthyens, clade qui inclut certains poissons et les vertébrés. Cependant les dents des Elasmobranchii dont les requins sont elles abondantes, du fait que ceux-ci en perdent et en fabriquent tout au long de leur vie. Les dents des chimères sont, elles, beaucoup plus rares. Certaines épines recouvrant le corps des Chondrichthyes, qui sont de la même matière que les dents, sont aussi régulièrement découvertes, mais elles aussi plus rares. Ces hypothèses sont faites à partir de datation des fossiles découverts.
Les squelettes les plus anciens furent découverts à la fin du XIX siècle dans l'État de l'Ohio aux États-Unis et sont du genre Cladoselache datant du Dévonien supérieur (360 Ma).