Les impressionnantes falaises Inis Mór permettent à des milliers d'oiseaux de mer de trouver à nicher.
Située à l'extrême ouest de l'Irlande, d'accès farouche, battues par les vents, elles séduisent les amateurs de tourisme vert et de tranquillité. L'écrivain irlandais John Synge, au tournant du XX siècle, raconte son arrivée : « Ce fut d'abord un roc lugubre qui s'élevait obliquement pour se perdre dans le brouillard.»
L’activité touristique se concentre presque exclusivement sur l’île principale, Inis Mór.
On y trouve plusieurs forts de l’âge du fer : Dun Aengus (Dún Aonghasa), le fort noir (Dún Dúchathair) et Dún Eoghanachta, tous trois en bon état de conservation. Ces monuments ont bénéficié récemment d’une campagne de mise en valeur afin de les préserver et de faire face à un nombre toujours plus important de visiteurs.
Inis Meáin entre autres, est coiffée de quelques ruines à son sommet. Les murets de pierres qu'on trouve partout dessinent un véritable labyrinthe. Nulle part au monde, une communauté humaine n'a construit autant de murs que sur les îles d'Aran. Chaque champ résulte du défonçage de la dalle calcaire, du patient amoncellement de débris de roche pour former des brise-vent et retenir l'humus fabriqué à partir d'algues décomposées. Un cottage traditionnel vieux d'environ deux siècles rappelle la vie des pêcheurs. Son toit est une véritable forêt à lui tout seul avec des branchages, des feuilles et de la paille.