Certains auteurs ont estimé que la pertinence des données climatiques considérées comme des indices de réchauffement climatique étaient biaisées par les ICU, tout au moins si on les attribue entièrement à une cause telle que l'émission de gaz à effet de serre.
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a, sur la base d'une Lettre à Nature de 1990, conclut dans son troisième rapport, que leur effet ne pouvait excéder 0,05 degrés Celsius au niveau mondial. Une étude de 2008 des P.D. Jones, D.H. Lister et Q. Li estiment la part du ICU dans le réchauffement mesuré en Chine. Dans cet article intitulé « Urbanization effects in large-scale temperature records, with an emphasis on China » et paru dans le Journal of Geophysical Research Atmospheres, ils estiment à 0,1° C par décennie le biais à la hausse dans la mesure des températures dû aux îlots urbains en Chine au contraire des données mesurées dans les pays déjà industrialisés où l'effet de l'urbanisation est constant depuis des décennies. Selon les trois auteurs, l'effet des îlots de chaleur urbains représente donc la majorité du réchauffement climatique mesuré jusqu'alors en Chine mais pas dans les pays industrialisés..
Par ailleurs, les études sur lesquelles s'est appuyé le GIEC ont été fortement attaquées, un mathématicien britannique, Doug Keenan, accusant l'un des auteurs, Wei-Chyung Wang, d'avoir trafiqué ses données afin de minorer la réalité de l'effet d'îlot de chaleur urbain. L'affaire est actuellement devant la justice de l'État de New York.