C'est le Rapport Brundtland et le Sommet de la Terre de Rio (Juin 1992) qui ont mis en avant le besoin d’indicateurs environnementaux capables de valider la performance de ses politiques socio-économico-environnementales, et de jouer un rôle de pilotage ou de rétro-correction des politiques.
Des indicateurs environnementaux et de développement durable (soutenable) ont alors été activement recherchés par la communauté internationale, dont les ONG (le WWF ayant été particulièrement actif dans ce domaine).
L’OCDE a élaboré un corps central d’indicateurs permettant aux 25 pays membres de quantifier l’état de leur environnement, les pressions qui s’exercent sur lui et les réponses fournies par les gouvernements pour y remédier. Eurostat, le PNUD (Action 21 chapitre 40), Alberti (Indicateurs urbains 93), Kirwan (Indicateurs urbains 93), la ville de Seattle expérimentent des indicateurs de durabilité et de soutenabilité et bien d'autres ont suivi, le PNUD et le PNUE conservant l’objectif de disposer d’indicateurs harmonisés au niveau international, mesurant le développement (durable et non durable), en tenant compte des interactions entre phénomènes économiques, sociaux et environnementaux, et des efforts et impacts des acteurs (collectivités, entreprises, citoyens).
Les Ecobilans, la responsabilité environnementale et les labellisations environnementales (éco- et socio-labels, tels que le FSC par exemple) exigent leur usage et renforcent leur “ valeur ”. Une notion intégratrice nouvelle, bien que se reconnaissant incomplète (par exemple pour les impacts de l'électricité) est celle d’empreinte écologique, moins précise, mais bien plus facile à comprendre pour le grand public.