L'air soulevé depuis la surface contient une certaine quantité d'humidité. Lorsqu'on la soulève adiabatiquement, sa température diminue selon le gradient adiabatique sec tant qu'il n'y a pas saturation. Lorsque le taux d'humidité par rapport à la température de la parcelle devient 100%, la vapeur d'eau contenu dans celle-ci commence à former des gouttes ce qui dégage de la chaleur. Le taux de diminution de la température varie donc ensuite selon le gradient adiabatique humide moins rapide. La valeur de SI est ainsi reliée à la stabilité de l'air les bas niveaux de l’atmosphère, mais au-dessus de toute inversion de température près du sol, et le milieu de l’atmosphère. En effet, il arrive que la convection ne peut se produire à partir du sol soit très stable mais que la masse d’air soit quand même très instable au-dessus de l’inversion. En mesurant la différence de température entre l'environnement et la parcelle qui serait soulevée à ce niveau, l'utilisateur se trouve à déterminer la différence entre le taux de refroidissement de l'air ambiant et celui de la parcelle dans la couche sous 500 hPa. Plus cette différence est négative, plus la parcelle serait chaude et moins dense par rapport à l'environnement. Par le principe d'Archimède, elle subirait une poussée vers le haut et donc continuerait de monter, formant des nuages à forte extension verticale (cumulus congestus et cumulonimbus). Par symétrie, les conditions stables sont indiquées par des valeurs positives du SI car dans ce cas l'air ambiant serait plus chaud que la parcelle et celle-ci subirait une poussée vers le bas ce qui empêche la convection.
Voici un guide d'interprétation pour SI :
- SI > 4, air très stable avec aucune convection possible ;
- SI entre 0 et 2 air stable avec orages dispersés si on a une source de fort soulèvement (front, réchauffement des sommets des nuages, etc.) ;
- SI = 0 à -3 air instable avec quelques orages ;
- SI de -4 à -6 air très instable, nombreux orages ;
- SI < -6 , air extrêmement instable, orages violents possibles.