Les inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière se réfèrent à une procédure écrite où sont consignées toutes les actions de conduite qui sont définies par des erreurs mineures, sérieuses ou graves, et non écrite qui doit les guider dans leur jugement.
Une erreur mineure est une action de conduite ou un comportement qui ne reproduit pas exactement les savoir-faire définis pour chaque compétence de conduite, mais n'ayant aucune incidence sur la sécurité.
Une erreur sérieuse est une erreur pouvant être grave, mais n'ayant pas mis immédiatement en cause la sécurité. Elle est annoncée verbalement au candidat par l'inspecteur du permis de conduire.
Une erreur grave résulte d'une action (ou d'une non-action) plaçant les autres usagers et/ou le véhicule dans une situation où la sécurité dépendrait essentiellement des réactions des tiers. Elle doit être annoncée au candidat, qu'il y ait intervention physique ou pas. Une seule erreur de ce type entraîne l'ajournement du candidat.
Son appréciation est encadrée par un système précis d'évaluation, l'interprétation ou l'humeur de l'inspecteur ne devant pas entrer en compte. Toute agression ou injure à son encontre est susceptible de poursuites judiciaires notamment en cas d'outrage. Ce risque est devenu faible en raison de la mise en place de l'annonce différée du résultat (résultat envoyé au candidat par voie postale et non plus communiqué par l'inspecteur à l'issue de l'épreuve pratique) sur la majorité des départements français.
Cette fonction de passage du permis de conduire était au début du XXe siècle assuré par des ingénieurs des Mines. Cette administration gérait tout ce qui concernait la règlementation automobile à cette époque.