Le but de l'Institut était la création d'une "pychothérapie allemande". À la création ont participé des Jungiens, les analystes de Psychologie individuelle et la DPG. Le travail de l'institut se développa aussi bien en Allemagne qu'en Autriche.
Parmi les recherches menées par l'institut, on peut citer :
- Prévention des accidents du travail
- Enquête psychologique sur la Weltanschauung
- la réaction des enfants aux bombardements
- la psychologie des aviateurs abattus
- Études criminologiques avec des expertises sur l'homosexualité et l'exhibitionisme.
L'Institut Göring était sous la tutelle du ministère de l'intérieur avec des succursales à Düsseldorf, Wuppertal, Stuttgart, Munich et plus tard Vienne. C'était le seul lieu de formation de psychothérapeutes et pour exercer le métier il fallait nécessairement y être affilié. L'institut avait 148 membres dont 63 était dans la NSDAP. Parmi les 63 membres de l'institut qui étaient psychanalystes, seulement deux étaient dans le parti nazi.
Comme le terme psychanalyse était prohibé, les quelques membres qui restaient de l'ancien organisme se regroupèrent dans la section A, entre autres Felix Boehm, Carl Müller-Braunschweig et Harald Schultz-Hencke. Les deux premiers étaient interdits d'exercice professionnel et de publication en 1938, après l'annexion de l'Autriche.
En 1938 Göring obtint la dissolution de la Société psychanalytique allemande et de la Société psychanalytique de Vienne. L'Institut Göring fut alors exclu des instances psychanalytiques internationales. On note toutefois que Göring continua, sans doute avec une certaine ambivalence à travailler avec des freudiens non-juifs (comme : August Aichhorn, Felix Boehm, Carl Müller-Braunschweig, John Rittmeister) au sein de son institut.
En 1939 l'Institut Göring fut intégré dans la Deutsche Arbeitsfront et déclaré important pour la guerre, ce qui garantit des revenus réguliers. Des recherches sur la guerre psychologique, la formation de psychologues de guerre, le traitement de névroses causées par la guerre furent alors entreprises.
En 1943 John Rittmeister, le psychanalyste freudien qui dirigeait le centre de consultations ambulatoires fut accusé d'espionnage dans l'Orchestre rouge et rapidement exécuté par les nazis.
Les activités du centre se terminèrent avec l'arrestation de Göring en 1945.