Le roman est dédicacé à l'écrivain de science-fiction anglais H. G. Wells et se présente comme un hommage à son œuvre. La trame de l'histoire s'inspire en effet de deux de ses principaux romans. Elle débute d'une manière similaire à celle de la La Machine à explorer le temps et elle s'achève comme La Guerre des mondes. Toutefois, ainsi que le souligne Christopher Priest lui-même, le propos n'est pas d'imiter Wells mais de transposer les éléments de son univers dans une œuvre originale :
« Je voulais écrire un livre basé sur mes propres éléments autobiographiques mais en utilisant certaines images de Wells, en m'efforçant d'en faire quelque chose de neuf puis, en prenant mWells comme personnage, à la fin. C'était une idée d'une complexité inouïe, mais qui a produit une narration très simple, très linéaire. Deux personnes vont quelque part faire quelque chose, elles le font, elles rentrent chez elles. »
Lorsque, à la fin du roman, les deux personnages principaux retrouvent sur les bords de la Tamise un écrivain anglais, nommé H. G. Wells, Christopher Priest signale qu'il s'agit non pas de l'écrivain lui même mais du narrateur non identifié des deux romans précités, le prénom de l’intéressé « Herbert-Georges » n’étant cité à aucun moment. Par ailleurs, le peu de fidélité au style de l'œuvre Wellsienne et le soupçon d'une intention parodique, auraient valu à ce roman, selon Christopher Priest, la mauvaise réception qu'il a reçu de la part de la critique et des lecteurs.
Paru dans les années 1970, ce roman préfigure par son cadre victorien, le genre steampunk qui apparaîtra quelques années plus tard.