Landeleau

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Introduction

Landeleau
Administration
PaysFrance
RégionBretagne
DépartementFinistère
ArrondissementChâteaulin
CantonChâteauneuf-du-Faou
Code commune29102
Code postal29530
Maire

Mandat en cours
Michel Salaün

2008-2014
IntercommunalitéCommunauté de communes de Haute Cornouaille
Site internet
Démographie
Population1 047 hab.
Densité34 hab./km
Aire urbaine14 934 hab.
GentiléLandeleausien, Landeleausienne
Géographie
Coordonnées48° 13′ 44″ Nord

3° 43′ 38″ Ouest / 48.228889, -3.727222
Altitudesmini. m — maxi. m
Superficie30,41 km
Voir la carte physique

Landeleau est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Histoire

Étymologie et origines

Le nom de la commune provient du mot breton "lan" associé à saint Théleau, saint breton plus ou moins mythique, associé comme saint Edern à un cerf, peut-être une forme christianisée du dieu celte Cernunnos.

Landeleau s'est développée initialement grâce à un gué qui permettait à la voie romaine allant de Vorgium (Carhaix) de franchir l'Aulne. Landeleau faisait partie de la paroisse primitive de l'ancienne Armorique de Plouyé, faisant partie un temps de Plonévez-du-Faou avant d'en être détachée. Le nom de la paroisse s'est écrit successivement Landeleou en 1267, Landeleu en 1270, Lanteleau en 1368, Landeleau en 1448.

Des origines au Moyen-Âge

De l'époque moderne à la Révolution française

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675.

Le XIXe et le début du XXe siècle

La Troménie de Landeleau en 1905

À Landeleau, le jour de la Pentecôte, on célèbre la fête du saint patron par une sorte de troménie. C’est une longue procession, dite « tro ar relegoub» , le "tour des reliques", qui part de l’église paroissiale pour rejoindre la chapelle Saint-Laurent puis revient par un chemin en partie différent. La troménie de Landeleau en 1905 a été décrite par le chanoine Peyron, selon ce texte, "le dimanche qui précède la Pentecôte, au sortir de la messe célébrée à la chapelle Notre-Dame de Lannach, le bedeau monte sur le talus du placître et met en adjudication l'honneur de porter les reliques du saint au jour de la grande procession; comme il y a deux porteurs, ils s'entendent naturellement sur le prix maximum de leur enchère qui, cette année, est montée à 125 F. Les porteurs se choisissent alors deux gardes du corps qui, armés de baguettes blanches dont nous verrons tout à l'heure l'utilité, se tiendront constamment de chaque côté des reliques pendant la procession".

Le chanoine Peyron poursuit : "La procession, suivie par environ deux mille hommes, car plusieurs sont venus des paroisses voisines, se met en marche dès sept heures du matin, précédée d'une douzaine de clairons, l'on se dirige vers la première station qui est la chapelle de Notre-Dame de Lannac'h, distante du bourg d'une demi-lieue; jusque-là, l'on marche d'un bon pas mais qui n'a rien d'exagéré car on y porte les bannières, et les jeunes filles et enfants du bourg précèdent la procession avec des oriflammes et portant sur les épaules des statues de saints.

En arrivant à la chapelle, les deux porteurs des reliques les élèvent sur le brancard à bout de bras au-dessus de la porte d'entrée, et toutes les personnes qui assistent à la procession passent dessous les reliques, essayant au passage de les toucher de la main ou du moins les franges du brancard qui les supporte, et c'est ici qu'interviennent avec leur baguette les deux gardes; ils tolèrent bien qu'on touche les franges, mais si les mains ont la témérité de vouloir toucher aux reliques elles-mêmes la baguette blanche s'abat immédiatement sur la main audacieuse; mais il n'y a que deux baguettes, pour cinq ou six mains qui se tendent à la fois, et plusieurs ont pu satisfaire leur dévotion sans que leurs doigts soient trop endoloris".

Ce n'est là que la première halte de la longue procession qui, à travers champs et landes, fait ensuite étape au fameux chêne de Châteaugal qui, selon la légende, permit à Théleau de s'y réfugier lorsqu'il fut poursuivi par les chiens du seigneur du lieu, puis les pèlerins se dirigent vers la troisième station, la chapelle du Pénity Saint-Laurent, située sur une colline dominant les sources de l'Aulne et où, à 10 heures, est chantée la grand-messe, puis écouté un sermon. Après un repos d'une heure et demie, la procession reprend par monts et par vaux jusqu'à ce qu'on atteigne la quatrième station, la chapelle Saint-Roch où se renouvelle le passage de tous les pèlerins sous les reliques. La procession, rejointe peu à peu par tous ceux qui n'ont pas pu la suivre entièrement, reprend ensuite en direction de l'église paroissiale. "Une fois encore à l'entrée du cimetière, toute la procession défilera sous les reliques et, après le chant des vêpres et la bénédiction du Saint-Sacrement, les reliques elles-mêmes seront données à baiser à tous les fidèles" termine le chanoine Peyron.

La cérémonie commencée à 5 heures du matin se terminait vers 17 heures.

Le XXe siècle

Le Festival des Vieilles Charrues a démarré à Landeleau au Stang au bord de l'Aulne en 1992.

Démographie

17931800180618211831183618411846185118561861186618721876188118861891
100684189311841203120612111180122912141084122711921281137214261510
18961901190619111921192619311936194619541962196819751982199019992006
16251604175819502016198218421686142113571323125011481088102810421030

Commentaire:La population de Landeleau était en 2006 quasiment identique au chiffre de 1793. Cette stagnation d'ensemble sur plus de deux siècles correspond à un recul démographique relatif important, compte-tenu de l'augmentation de la population française pendant la même période et masque des évoluions intermédiaires assez importantes. Après un certain déclin pendant la Révolution française suivi d'une modeste reprise démographique sous l'Empire, la population de Landeleau a remarquablement stagné pendant la majeure partie du XIXe siècle, augmentant par contre notablement entre 1872 et 1921 ( + 824 habitants, soit + 69 %, en 36 ans), de manière décalée par rapport à la plupart des communes rurales françaises qui ont connu leur retournement démographique plus tôt. L'année 1921 est donc pour Landeleau l'année du maximum démographique.

Depuis 1921,le déclin démographique est continu jusqu'à 2006, la commune perdant presque la moitié de sa population en 85 ans (- 986 habitants, -49 %), même si les 25 dernières années montrent une relative stabilisation démographique.

Évènements

Tous les premiers week-ends d'août, Landeleau organise une grande fête champêtre sur son superbe site du Stang au bord de l'Aulne. Cette manifestation rassemble généralement plus de 3000 visiteurs. Au programme : Jeux divers, café-crêpe, concerts musiques bretonnes, parfois des vedettes internationales de rock ou jazz, groupes folkloriques bretons et étrangers.