L'origine même des léiomyomes (leur initiation à partir d'une première cellule dont le programme diverge) est mal comprise, mais on sait que ces fibromes sont liés à un excès d'œstrogènes (effet mitotique, c'est-à-dire favorisant la division cellulaire), lequel peut être associé à un défaut de progestérone ou à un antagoniste de la progestérone. Des réarrangements anormaux de gènes sont fréquents sur plusieurs chromosomes des cellules de léiomyomes.
L'environnement utérin est souvent hyperestrogénique ; on y trouve des taux plus élevées d’estradiol (E2), d’estrone et leurs sulfates). Une hyperplasie de l'endomètre est fréquente près d'un myome sous-muqueux et les récepteurs à E2 (RcE2) sont plus nombreux dans les myomes que dans le myomètre normal.
Le rôle de la progestérone semble plus complexe. Cette hormone semble tantôt doper la croissance du myome, tantôt la ralentir.
- Des cultures cellulaire de léiomyome exposées à de la progestérone sont stimuléees et l’activité mitotique des myomes est accrue en phase lutéale
- Le poids d'un myome augmente quand il est exposé à une dose importante de progestatif alors que sa croissance diminue suite à l'exposition du myome à des analogues de la Gn-RH.
- Les récepteurs de la progestérone (RcP) sont également plus nombreux dans le myome où l'on détecte d'ailleurs une surexpression de l’ARN messager (ARNm) de la progestérone.
- L’ARNm pour l’EGF est également surexprimé en phase lutéale.
- Un progestatif (« add-back therapy ») peut même stopper la croissance du myome. Un agent antiprogestérone (ex : 25 mg/J de la pilule RU 486) en divise le volume par deux .
Des facteurs hormonaux de croissances semblent aussi impliqués :
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l'EGF (Epidermal growth factor, qui in vitro stimule la production d’ADN par les cellules myomateuses ) et le PGDF (platelet-derived growth factor) et l'IGF ; ces trois hormones sont anormalement actives et présentes dans les léiomyomes . L'hormone de croissance semble également impliquée.
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Dans au moins 10 % des cas, un facteur prédisposant familial est noté (probable origine génétique) mais on n'a pas encore pu trouver de marqueur génétique spécifique.
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Dans les autres cas des causes environnementales ou microbiennes seraient possibles (distilbène ? perturbateurs endocriniens ?...)
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Dans tous les cas, un double facteur hormonal (paracrine et autocrine) semble en jeu.
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la question de l'éventuelle influence d'un agent mutagène (endogène et/ou exogène) peut être posée, car dans les léiomyomes, comme dans d'autres tumeurs mésenchymateuses, d'importantes mutations génétiques somatiques, c'est-à-dire non léguées par les parents sont observées, surtout sur les chromosomes 1, 6, 7, 12, 13, 14 et 19)