Le manoir du Maine-Giraud date du XVI siècle.
Il a appartenu à Alfred de Vigny de 1827 à 1863 et il y a vécu de 1850 à 1853. Le manoir était déjà au centre d'une propriété et Vigny allait négocier la vente de son vin à Blanzac à l’hôtel Monte-Christo, rue de la Voûte.
Son grand-père, le marquis et amiral de Baraudin, avait acheté le Maine Giraud en 1768 puis la propriété est revenue à sa « douce et spirituelle » tante, Sophie de Baraudin, chanoinesse de l'Ordre souverain de Malte. Alfred de Vigny s'y rend la première fois en 1823, et il écrit alors: « Je fus épris de son aspect mélancolique et grave et en même temps je me sentis le cœur serré à la vue de ses ruines. » Dans ses Mémoires inédits, il écrivit aussi : « Le souffle de la Terreur avait traversé cette demeure. »
Il refuse de vendre la propriété, la restaure peu à peu, remet les terres en valeur, achète un alambic d'occasion, répare le manoir reconstruit l'une des tours. Il méditait et écrivait dans la tourelle, dans une petite pièce en haut de l'escalier en colimaçon.
Il lègue le Maine-Giraud à Louise Lachaud, fille de madame Ancelot, qui tenait un salon littéraire parisien. Il passe ensuite aux Philippon, puis est acheté en 1938 par la famille Durand, qui a replanté et développé le vignoble.