Lycée Charlemagne

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Introduction

lycée Charlemagne
Généralités
Création1804
PaysFrance France
Coordonnées48° 51′ 15″ Nord

2° 21′ 37″ Est / 48.8541, 2.3604
Adresse14, rue Charlemagne

75004 Paris
Site internetwww.lycee-charlemagne.fr
Cadre éducatif
Localisation

Le lycée Charlemagne se trouve 14 rue Charlemagne, en plein centre du quartier du Marais, dans le 4 arrondissement de Paris.

La rénovation du lycée Charlemagne effectuée par le conseil régional d’Île-de-France et la ville de Paris a été achevée en 1993.

Le porche d'entrée actuel a été créé à partir d'un plan du XVII siècle en démolissant un bâtiment qui empêchait l'accès du lycée par la rue Charlemagne, l'entrée se faisait alors par le 101 de la rue Saint-Antoine.

 Ce site est desservi par les stations de métro Saint-Paul et Pont Marie.

Histoire

Le lycée va de pair avec le collège Charlemagne (ancien « petit lycée ») qui se trouve juste en face, dans la rue Charlemagne, et qui côtoie l'enceinte de Philippe Auguste dont seul le parement extérieur subsiste encore.

En 1580, le cardinal de Bourbon achète à la duchesse de Montmorency l'hôtel de la Rochepot et Damville. Il le donne aux Jésuites, qui démolissent le corps de logis situé en bordure de la rue Saint-Antoine et le remplacent par une chapelle dédiée à Saint Louis.

Les Jésuites édifient entre 1627 et 1647, sur l'enceinte de Philippe-Auguste, un bâtiment destiné à devenir leur résidence. Cette maison devient l'une des plus célèbres de l'ordre. Elle est la demeure des confesseurs des rois, dont le père de La Chaise et de prédicateurs renommés tels Bourdaloue, ou Ménestrier.

De 1762 à 1767, les bâtiments sont désertés suite à l'expulsion de la Société de Jésus sous le ministère du duc de Choiseul.

Le 23 mai 1767, les Génovéfains du Val-des-Écoliers achètent la Maison des jésuites pour 400 000 livres ; ces chanoines réguliers de la réforme de Sainte-Geneviève quittent leur prieuré de Sainte-Catherine de la Couture (qui tombe en ruines) et occupent l'ancien noviciat des Jésuites, qu'ils nomment Prieuré Royal de Saint-Louis de la Couture (ou de la culture).

Ils en louent la grande galerie bibliothèque à la ville de Paris. On y établit, de 1773 jusqu'en l'année 1790, la bibliothèque publique de la ville de Paris.

À la Révolution française, la Constituante ayant supprimé les ordres monastiques, les bâtiments servent de dépôt. Le 17 mars 1795, (27 ventôse an III) un arrêté du Directoire met la bibliothèque de la Commune à la disposition de l'Institut national des sciences et des arts, qui en pille le fond (20 à 30 000 ouvrages).

En 1797, l'ancienne maison professe des jésuites devient l'École Centrale de la rue Saint-Antoine.

La loi du 11 floréal an XI (l mai 1802), débaptise l'école centrale de la rue Saint-Antoine, qui devient le Lycée Charlemagne.

Le décret impérial du 24 brumaire an XIII manifeste la volonté d'installer le lycée près de la place des Vosges, dans la maison des Minimes ; mais le décret du 21 mars 1812 confirme son implantation et autorise l'agrandissement du lycée qui reçoit alors quatre cents pensionnaires (externes).

En 1815, il est débaptisé, et devient le Collège Royal de Charlemagne.

En 1840, il donne son nom à la rue et au passage qui le borde.

Le 28 février 1848, il reprend son nom actuel par le biais d'un arrêté du ministre provisoire de l'instruction publique.

En 1870, le couvent de l'Ave Maria, sis au n 13 de la rue Charlemagne, est démoli et sur ses ruines est construit le « petit lycée ».

Le 26 juillet 1988, l'ancienne bibliothèque ainsi que l'escalier principal font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques et le reste du lycée d'une inscription au même titre. Le bicentenaire du lycée a été fêté en 2004.

Structure actuelle

Le lycée accueille sept classes de seconde, une 1ère et terminale L, cinq 1ères et six terminales S. Il accueille également des classes préparatoires aux grandes écoles, à savoir deux classes de MPSI, une classe de PCSI, pour la première année, ainsi qu'une MP, une MP*, une PC, et une PC* pour la deuxième année.

Actuellement le proviseur est Alberto Muñoz.

Quelques anciens élèves

  • Claude Allègre, géochimiste et homme politique,
  • Mathieu Amalric, acteur et réalisateur,
  • Xavier Aubryet, écrivain,
  • Honoré de Balzac, romancier,
  • Maurice Berteaux, ministre de la guerre tué par un avion,
  • Francis Blanche, acteur,
  • Louis Auguste Blanqui, dit l'enfermé, républicain,
  • Léon Blum, président du Conseil,
  • Louis Bourdon, mathématicien,
  • Jean Cassou, poète, résistant,
  • Fustel de Coulanges, historien
  • Victor Cousin, philosophe,
  • Dante Desarthe, réalisateur,
  • Gustave Doré, peintre et illustrateur,
  • Claude Érignac, préfet,
  • Théophile Gautier, poète et romancier,
  • Jacques Hadamard (1865-1963), mathématicien,
  • François-Victor Hugo, troisième fils de Victor Hugo, traducteur de Shakespeare,
  • Joseph Joffre, maréchal de France,
  • Lionel Jospin, homme politique,
  • Jean-Daniel Jurgensen, résistant, diplomate,
  • Guy Lardreau, philosophe
  • Jules Lagneau, philosophe,
  • Alexandre Ledru-Rollin, avocat, homme politique,
  • Claude Lemaitre-Basset, homme politique,
  • François Léotard, homme politique,
  • Philippe Léotard, comédien,
  • Auguste Maquet, écrivain, collaborateur d'Alexandre Dumas,
  • Léon Moussinac, critique de cinéma, résistant, directeur de l'IDHEC
  • Pierre Messmer, homme politique,
  • Jules Michelet, écrivain,
  • Gérard de Nerval, écrivain,
  • F'Murrr (Richard Peyzaret), auteur de bande dessinée
  • Jean Richepin, de l'Académie française, poète et écrivain
  • Raymond Radiguet, écrivain
  • Jules Renard, écrivain
  • Adrien Barthélemy Louis Henri Rieunier, amiral député et ministre de la marine (1893)
  • Pierre Rosenberg, critique d'art, directeur du Louvre, académicien,
  • Jean Sablon, interprète de Mireille
  • Charles Augustin Sainte-Beuve, critique littéraire et écrivain
  • Nicolas Léonard Sadi Carnot, physicien
  • Léon Schwartzenberg, cancérologue,
  • Auguste Vacquerie, poète, photographe et journaliste, beau-frère de Léopoldine Hugo,
  • Félix de Vandenesse, maître des requêtes de Louis XVIII.

Quelques anciens professeurs

  • Auguste Angellier (1848-1911), angliciste, critique littéraire,
  • Louis Benaerts (1868-1941), historien,
  • Elie Bloncourt (1896-1978), résistant, député, membre de la haute cour,
  • Jean-Louis Burnouf (1775,1844), latiniste, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres,
  • Eugène Charles Catalan (1814-1894), mathématicien,
  • Eugène Chevreul (1786-1889), chimiste,
  • Paul Couderc (1899-1981), astronome
  • François Fabié (1846-1928), poète aveyronnais,
  • Louis-Benjamin Francœur (1773-1849), mathématicien, membre de l'académie des sciences.
  • Louis Gallouédec (1864-1937), inspecteur général, président du conseil général du Loiret.
  • Pierre George (1909-2006), géographe, membre de l'Académie des sciences morales et politiques,
  • Alexandre Langlois (1788)1854), indianiste, traducteur du rig-veda, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres,
  • Gustave Lanson (1857-1934), critique et historien de la littérature,
  • Théodore Lefebvre (1889-1943), géographe, résistant, décapité à la prison de Wolfenbüttel,
  • Édouard Lucas (1842-1891), mathématicien,
  • Gustave Rivet (1848-1936), parlementaire et poète dauphinois,
  • Eugène Rouché (1832-1910), mathématicien,
  • Amédée Thalamas (1867-1953 ), géographe, député de Seine-et-Oise.