Mad Max

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Introduction

Mad Max
RéalisationGeorge Miller
Acteurs principauxMel Gibson

Steve Bisley

Joanne Samuel

Hugh Keays-Byrne

Tim Burns

Geoff Parry
ScénarioGeorge Miller

Byron Kennedy

James McCausland
PhotographieDavid Eggby
MusiqueBrian May
ProductionByron Kennedy

Bill Miller
Société(s) de distributionAustralie

Village Roadshow Pictures

États-Unis

American International Pictures

autres pays

Warner Bros. Entertainment
Budget350 000 $
Pays d’origineAustralie Australie
Langue(s) originale(s)anglais
Durée95 min
Sortie12 avril 1979 (Australie)

Mad Max est un road movie de science-fiction australien réalisé par George Miller en 1979.

Synopsis

Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.

Dans un futur proche, les grandes nations sont entrées en guerre pour le pétrole ; exaspérées par la situation de crise, les populations se sont révoltées, les nations essaient de maintenir un semblant d'ordre tandis que des bandes de délinquants sillonnent les routes.

Max Rockatansky (Mel Gibson) est un policier de la route, un flic ("copper" en référence à sa plaque de service, en cuivre). À bord de son Interceptor (une Ford Falcon XB sedan australienne, propulsée par un 351 Cleveland, 5,8 litres de cylindrée), il est chargé de faire régner l'ordre et de combattre les bandes de pirates de la route ; il fait équipe avec le motard Jim « Mother Goose » (« Mère l'Oie », surnom traduit par « le Gorille » en français, incarné par Steve Bisley). Sa meilleure arme est son sang-froid, qui lui permet de faire « craquer » ses adversaires lors d'impressionnants face à face routiers.

Lors d'une poursuite automobile au début du film, un voyou se nommant lui-même le "Nightrider" (traduit en français "l'Aigle de la Route"), se tue en tentant d'échapper à Max. Le Nightrider se trouve avoir pour ami un dangereux gang de motards, dont le chef et frère décide de le venger. Quand le co-équipier de Max, Jim Goose, se retrouve à l'hôpital grièvement brûlé par le gang, Max prend peur et décide de quitter son poste de policier intercepteur. Il part alors vers le Nord avec sa femme et son bébé, loin de la violence routière. Mais les motards parviennent à le retrouver et tuent sa femme et son bébé. Max, fou de rage, bascule dans la folie meurtrière, et part à la poursuite des motards dans le seul but de les tuer.

La voiture de Mel Gibson dans le film

Fiche technique

  • Titre : Mad Max
  • Réalisation : George Miller
  • Scénario : James McCausland et George Miller, d'après une histoire de George Miller et Byron Kennedy
  • Musique : Brian May
  • Producteur : Byron Kennedy
  • Producteur associé : Bill Miller
  • Montage : Cliff Hayes et Bill Paterson
  • Directeur de la photographie : David Eggby
  • Montage : Cliff Hayes et Tony Paterson
  • Distribution des rôles : Mitch Consultancy
  • Direction artistique : Jon Dowding
  • Création des costumes : Clare Griffin
  • Directeur de production : John Hipwell
  • Pays d'origine : Australie
  • Date de sortie :
  •  Australie : 12 avril 1979
  •  États-Unis : 9 mai 1980 (présentaion à Los Angeles), 6 juin 1980 (présentation à Minneapolis), 13 juin 1980 (présentation à New York)
  •  France : 13 janvier 1982 ; 9 juillet 2008 (2e sortie en salles)
  • Format : couleur, mono, 35 mm, 2.35:1
  • Genre : Action ; road movie post-apocalyptique
  • Durée : 93 minutes
  • Interdit en salles aux moins de 16 ans (-16)

Distribution

Mel Gibson en 1990

  • Mel Gibson  : « Mad » Max Rockatansky
  • Joanne Samuel  : Jessie Rockatansky, sa femme
  • Hugh Keays-Byrne  : Toecutter ("le chirurgien" en VF) (le chef de la bande de motards)
  • Steve Bisley  : Jim « mother » Goose (« le Gorille »), motard de la MFP
  • Tim Burns  : Johnny the Boy
  • Sheila Florence  : May Swaisey
  • Geoff Parry : Bubba Zanetti
  • Roger Ward  : Fifi McAffee, le capitaine de la MFP
  • Lisa Aldenhoven : infirmière
  • David Bracks : Mudguts
  • Bertrand Cadart : Clunk
  • David Cameron : Barry, le mécanicien de la MFP
  • Robina Chaffey : chanteuse du club Sugartown
  • Stephen Clark : Sarse
  • Mathew Constantine : Toddler
  • Jerry Day : Ziggy
  • Reg Evans : chef de gare
  • Brendan Heath : Sprog Rockatansky, leur fils
  • Vincent Gil : Crawford « Nightrider » Montizano (l'Aigle de la Route)
  • Lulu Pinkus : la copine du Nightrider

Commentaire

Le pays est indéterminé : on sait juste qu'ils parlent anglais et roulent à gauche, et que la police porte le nom de MFP, Main Force Patrol, pas plus explicite. George Miller a donc choisi de placer l'action n'importe où, c'est-à-dire ici et demain ; le cadre général n'est pas connu, il ne sera présenté que dans Mad Max II et le pays identifié à la fin de Mad Max III (cependant, un cadavre de kangourou est brièvement visible dans le deuxième opus), le film apparaît de fait comme une évolution de la situation actuelle des pays développés.

La première image est celle du Halls of justice, ce qui introduit le thème de la justice et d'une société organisée. Mais dès la première scène, on comprend que tout se délabre : les bâtiments sont en ruine, la radio de la police est occupée en permanence par une opératrice donnant des recommandations naïves et des consignes décalées par rapport à la réalité, tandis que la principale occupation des policiers consiste à se rincer l'œil avec la lunette de leur arme de service.

En fait, la violence de la société reflète la violence de l'État, les représentants de l'État sont aussi fous que les criminels, la seule différence est qu'ils ont une plaque de bronze au revers du blouson.

Bien que l'histoire soit très violente, George Miller a l'intelligence de n'en montrer quasiment rien (les deux seules images réellement violentes ne durent que quelques secondes) et de laisser le spectateur deviner ce qui se passe, tout est suggéré. On est bien loin de la violence esthétisée et complaisante (la violence n'est pas belle donc elle n'est pas montrée, mais elle existe donc n'est pas ignorée), et des conventions aseptisées (pas de gentil ni de méchant, pas de héros mais un fou, « Mad » Max).

Le film s'inspire sur plusieurs aspects du film Point limite zéro (Vanishing Point, 1971) de Richard Sarafian, ne serait-ce que le nom du héros (Rockatansky dans Mad Max, Kowalski dans Point limite zéro), à tel point qu'on peut le considérer comme un hommage à l'œuvre de Sarafian. La scène d'introduction notamment, où les deux policiers cherchent en vain à intercepter le Knight Rider, est reprise presque plan pour plan d'une scène centrale de Point limite zéro. Il n'est aussi pas sans ressemblances avec le livre Route 666 (Damnation Alley, 1966, aussi traduit sous le titre Les Culbuteurs de l'Enfer) de Roger Zelazny, pionnier du post-apocalyptique, par l'environnement post-apocalyptique lui-même et par la personnalité du héros.

George Miller eut beaucoup de problèmes avec son film, jugé trop violent et influent pour les jeunes. Voulant éviter le classement X, la censure accepta de projeter le film en échange de quelques coupes, mais George décréta que, mise à part des plans explicites de quelques secondes, que ce n'est pas le film qui est violent mais le climat général, la brutalité ambiante. Malgré ça, le film fut interdit quelques années en France (il ne sortira qu'en 1982, soit trois ans après sa sortie en Australie).

Autour du film

  • Tourné avec un budget dérisoire de 350 000 dollars, Mad Max est devenu par la suite l'un des films les plus rentables de l'histoire du cinéma avec 100 000 000 dollars dans le monde, dont 5 625 000 dollars en Australie, 8 750 000 dollars aux États-Unis et 2 549 462 entrées en France.

  • Le film révéla Mel Gibson au grand public qui deviendra une star mondiale. Son nouveau statut sera confirmé avec L'Arme fatale.

  • Le film fut doublée en anglais américain. Y compris Mel Gibson.

Suites

Deux suite seront réalisées par Georges Miller : Mad Max 2 en 1981 et Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre en 1985. Un quatrième film (Mad Max IV: Fury Road) est en projet ; il était initialement prévu pour 2006, puis le projet fut abandonné et finalement prévu pour 2011.